DÉFI A L’HISTOIRE, OU LE NOUVEAU PARADIGME !

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Alors que l’Égyptologie est secouée par la nouvelle d’une cavité inconnue dans la grande pyramide, découverte contestant en partie au moins les travaux de trois équipes indépendantes (voir ici et ici ), nous sommes en droit de nous demander si l’Égyptologie est une science, et si elle ne s’est pas appropriée finalement le droit d’écrire seule l’Histoire de la brillante civilisation qui justifie sa discipline, à savoir le royaume de Kemet (ancien nom de l’Égypte).

Beaucoup d’entre vous connaissent déjà Jean-Pierre Adam. Il incarne le défenseur du consensus en matière d’Égyptologie en France. Son approche et ses réflexions sont parfois pertinentes, et j’abonde dans son sens lorsqu’il explique que nous pouvons, avec les mathématiques et la géométrie, rapidement tomber dans la  » surinterprétation « .

Récemment, dans une vidéo du 19 août 2017, ce dernier affirmait qu’il était impossible qu’un couloir ou qu’une autre chambre existe dans la grande pyramide. Pourtant, les travaux du scan pyramide semblent indiquer le contraire.

Sa position, qui n’a visiblement pas changée depuis plusieurs décennies, n’a d’ailleurs rien d’une démonstration scientifique ! Nous avons tous en tête son célèbre exemple du kiosque à journaux qu’il utilise à toutes les sauces, mobilier urbain qui offrirait 8 mesures indépendantes aux chercheurs qui voudraient y faire des calculs, là ou une pyramide ne leur en offrirait que 2… en science, trouver un contre-exemple n’est pas plus une démonstration que trouver un exemple, aussi fameux soit-il.

Le postulat du hasard que défendent les égyptologues est aujourd’hui bousculé par un raisonnement logique et des outils d’évaluation modernes, assistés par l’informatique.

Depuis plusieurs décennies, des chercheurs indépendants ou amateurs (non professionnels) ont des intuitions fortes, et relèvent des faits têtus qui suggèrent que les anciens Égyptiens disposaient de connaissances bien supérieures à celles que leur prête l’Égyptologie classique. Je fais partie de cette communauté de chercheurs non académiques mais tout aussi passionnés et rigoureux, et j’ai toujours le souci de vérifier mes constats et de valider mes intuitions à l’aide de la raison (comme nous y invitait le grand Henri Poincaré) afin de les rendre solides, cohérents, le plus scientifiques possibles… il nous arrive bien sûr parfois de nous tromper ; mais rarement sur toute la ligne.

L’Égyptologie prétend que les bâtisseurs de la grande pyramide ne connaissaient pas le nombre PI. Mais quels éléments concrets leur permet de l’affirmer, au juste ? Alors que l’on prête à ces bâtisseurs la capacité d’orienter précisément leurs monuments par rapport aux points cardinaux, on leur refuse l’idée simple de faire rouler un objet circulaire pour connaitre le rapport entre sa circonférence et son diamètre. Il me semble assez clair que l’on affirme cela en haut lieu pour ne pas avoir à traiter le problème suivant : la grande pyramide présente des rapports métrologiques en relation avec le nombre PI. De la même manière, l’on refuse de donner à la coudée sa valeur scientifique de 52,36 cm ± 0,01, car il faudrait alors admettre qu’elle ne peut être liée par hasard au nombre PI, à PHI et au mètre, et ce dans un principe géométrique simple.

Avec l’aide d’ingénieurs et de mathématiciens, j’ai développé deux outils statistiques qui permettent d’évaluer la probabilité que des monuments soient disposés les uns par rapport aux autres, suivant des principes géométriques simples. Le second outil permet de tester toutes les unités de mesure possibles d’une série de distances ou des dimensions d’un monument.


Voici les notices et outils :

Notices scientifiques et techniques :

VOIR LE COURS VIDÉO POUR APPRENDRE À UTILISER CES OUTILS

Concrètement, notre expérience est celle qui suit.

Note : un alignement peut aussi prendre la forme d’une organisation géométrique ; la probabilité de ce type de figure se calcule en tenant compte de la marge d’erreur relative à la position de chacun des points :

 


 

Place au challenge

En m’appuyant sur les principes de la première architecture monumentale découverts par Howard Crowhurst (chercheur indépendant britannique basé en Bretagne) nous allons tester une proposition qui me semble évidente :

Les pyramides d’Égypte ont été positionnées afin d’établir des relations géométriques simples entre elles. Les unités de mesure qui servirent à la triangulation de ces monuments sont en relation avec les dimensions de la Terre, mettant en évidence le fait que les Égyptiens disposaient d’une connaissance exacte de la taille et de la forme de notre planète, ce que suggérait déjà, d’ailleurs, les fondateurs de l’Égyptologie Française Jomard (5) et Gosselin (Description de l’Égypte Tome 7, & Recherches sur le principe, les bases et l’évaluation des différents systèmes métriques linéaires de l’Antiquité).

L’expérience est simple : nous allons évaluer la probabilité que l’implantation des pyramides réponde (ou non) des premiers principes de l’architecture monumentale, principes employés par les Hommes au néolithique à l’occasion de l’érection des mégalithes, notamment. Ces principes ont été énoncés dans ce cours-vidéo, ou encore dans ces deux films à vocation pédagogiques Vidéo 1, Vidéo 2. Ils sont aussi explicités dans la notice technique.

Nous avons ajouté quelques angles qui nous ont semblé essentiels puisqu’ils sont employés dans l’architecture Égyptienne. Le nombre d’angle d’azimut que nous allons tester est donc de 24. Ils reposent tous sur des principes géométriques simples. Ces principes sont ceux que l’on peut appliquer sur tous les sites mégalithiques :

Les angles ajoutés sont :

  • 31,72° qui correspond à l’angle de diagonale d’un rectangle d’or.
  • 28,07 qui correspond à l’angle solsticial à la latitude et l’époque de l’érection des pyramides, mais aussi au 4è triangle de Pythagore, le 8, 15, 17.
  • 35,26 qui correspond à l’angle d’un rectangle de 1/√2, c’est-à-dire l’abattement de la diagonale d’un carré pour en faire un rectangle.

Soit un total de 24 angles d’azimut entre chacune des 22 pyramides, l’Obélisque d’Héliopolis et le Sphinx. L’obélisque est un élément indispensable, en référence au publication de Howard Crowhurst 2015 et Miroslav Verner 2011. Nous nous sommes concentrés sur les pyramides de la Basse-Égypte. Soit la région ou se trouve la plus forte concentration de pyramide géante en Égypte. Ce qui représente un échantillon plus que suffisant à notre démonstration. Les coordonnées GPS sont données ci-dessous. Si nous avons oublié des pyramides clairement visibles sur GoogleEarth, aucun problème, nous pouvons toujours les ajouter :

Bien sûr, nous tenons compte du fait que les azimuts sont différents dans un sens et dans l’autre en raison de la forme non plane de la Terre. Par exemple, l’angle de 45° entre l’obélisque d’Héliopolis et la pyramide de Khéops, est de 44,9° si on le mesure dans l’autre sens.

Avec 24 monuments, il est possible de mesurer 552 angles d’azimut (23×24 = 552). C’est beaucoup, vous me direz. Surtout en ayant déterminé 24 angles remarquables à rechercher. Il est évident que nous allons en trouver quelques uns…

Oui ! Mais la question pertinente ne serait-ce pas celle-ci : à partir de combien d’angles remarquables présents dans l’implantation de monuments peut-on considérer que celle implantation n’est pas due au hasard ? Cela s’évalue avec la loi binomiale (voir extrait de la notice ci-dessous) :

 

Il est donc possible d’évaluer très facilement la probabilité de voir apparaitre  » x  » angles parmi une liste de 24 angles remarquables, au sein d’un groupe de  » y  » angles mesurables, en répétant  » z  » fois l’opération de mesure entre  » n  » monuments. Il s’agit d’un problème de niveau terminale scientifique, puisque la loi binomiale y est enseignée.

La marge d’erreur dans la position des pyramides que nous retenons est de 0,05°, car il est difficile d’être plus précis, et que cette erreur correspond à environ 3′ de degrés, qui est l’erreur théorique d’orientation de la grande pyramide par rapport au nord géographique. Nous pouvons faire varier la marge d’erreur pour le plaisir, mais cela ne change pas le résultat positif ou négatif de notre étude, cela n’influe que sur le nombre de relations géométriques validées.

Place au test, et au verdict

Commençons par effectuer un test au hasard, pour voir si notre outil fonctionne. Au lieu de tester les pyramides, nous allons tester des points au hasard dont les coordonnées GPS se situent dans le même secteur géographique. C’est l’équivalent du test placebo :

Le résultat est tombé après de longues minutes de calcul : le programme estime que nous avons une chance sur 3 d’observer 17 angles remarquables avec nos 24 monuments et une marge d’erreur de ± 0,05°.

C’est sûr, l’on pouvait s’y attendre : 24 monuments avec 24 angles faisant partie des premiers principes de l’architecture monumentales, on peut en trouver par hasard… et le calcul de probabilités nous indique ici que ce que nous observons n’est pas significatif.

 

Passons maintenant au test avec les vraies pyramides 

Badaboum… le verdict est tombé : avec les pyramides, nous avons 1 chance sur 90 352 d’observer 33 angles remarquables avec la précision de ± 0,05°.

Première conclusion :

Nous pouvons observer 33 angles remarquables entre les 24 monuments de Basse-Égypte. Il est possible que parmi ces 33 angles quelques uns soient le fruit du hasard, mais la loi binomiale donne un résultat sans ambiguïté, il est impossible de dire que les Égyptiens ont construit les pyramides sans avoir en tête un plan précis d’implantation à grande échelle des monuments les uns par rapport aux autres.

Cette découverte n’est pas nouvelle en réalité, puisque des chercheurs avant cela avaient déjà effectué ce constat, je pense notamment à Howard Crowhurst à qui je dois beaucoup, et qui a démontré dans deux conférences sur l’Égypte comment ces principes d’architectures furent employées dans la vallée du Nil.

Ce que j’apporte en plus ici, c’est la démonstration suivante : l’argument du hasard, du tabouret de cuisine, ou du kiosque à journaux de Jean-Pierre Adam est révolu… il ne tient plus la route. 

Cette preuve change radicalement les consensus en Égyptologie, puisque nous venons de démontrer que les Égyptiens effectuaient des opérations de géographie très précises pour implanter leur pyramides (leurs monuments sacrés de façon générale) sur des distances pouvant atteindre 50 kilomètres. L’on est loin ici d’une implantation au compas ou à la corde à nœud. Il faut disposer d’outils de triangulation, et de solides connaissances en mathématiques pour implanter ces pyramides avec une telle précision.

 

Quid des unités de mesure ?

Maintenant que nous avons démontré qu’il existe une organisation géométrique des pyramides entre elles, il est évident qu’il y a utilisation de la mesure. Il y a forcément une ou plusieurs unités de mesure employées par les bâtisseurs sur ces sites. Nous allons donc utiliser notre météogramme pour chercher les mesures qui sont des multiples en nombre entier les plus redondants et les plus improbables par hasard (je vous renvoie à la notice de notre météogramme pour comprendre comment il teste pas à pas toutes les unités de mesure possibles).

Cette partie est la plus délicate, mais elle est riche d’enseignements. Nous allons chercher des unités de mesure qui sont à l’échelle du plan, c’est-à-dire des unités comprises entre 150 mètres (un stade) et 2500 mètres (un mile). Ces mesures en stade et en mile sont une fourchette de mesure à l’échelle de grandeur de notre secteur géographique. Ces mesures en stade et mile correspondent aussi à des échelles de grandeur des mesures employées par les civilisations antiques, comme les Grecs, les Romains ou encore les Perses (souvenons-nous, au passage, que les perses firent appel à des bâtisseurs égyptiens pour fonder la ville de Persépolis…).

Concrètement, nous avons identifié 33 relations géométriques entre nos 24 monuments, soit 33 distances que voici, avec ce à quoi elles correspondent d’après notre outil statistique (à télécharger en intro)  :

Multiples détectés à la précision de ± 2,5 m
Fréquence 7 5 4 7 3 4
Mesure 189,5 370,3 605,5 170,7 1322,5 487,3
976 5,15 2,64 1,61 5,72 0,74 2,00
15747 83,10 42,52 26,01 92,25 11,91 32,31
38756 204,52 104,66 64,01 227,04 29,31 79,53
7014 37,01 18,94 11,58 41,09 5,30 14,39
2219 11,71 5,99 3,66 13,00 1,68 4,55
3583 18,91 9,68 5,92 20,99 2,71 7,35
4250 22,43 11,48 7,02 24,90 3,21 8,72
222 1,17 0,60 0,37 1,30 0,17 0,46
11900 62,80 32,14 19,65 69,71 9,00 24,42
6334 33,42 17,11 10,46 37,11 4,79 13,00
10874 57,38 29,37 17,96 63,70 8,22 22,31
45176 238,40 122,00 74,61 264,65 34,16 92,71
50258 265,21 135,72 83,00 294,42 38,00 103,14
54091 285,44 146,07 89,33 316,88 40,90 111,00
8514 44,93 22,99 14,06 49,88 6,44 17,47
24071 127,02 65,00 39,75 141,01 18,20 49,40
23590 124,49 63,71 38,96 138,20 17,84 48,41
6056 31,96 16,35 10,00 35,48 4,58 12,43
3977 20,99 10,74 6,57 23,30 3,01 8,16
2631 13,88 7,11 4,35 15,41 1,99 5,40
17404 91,84 47,00 28,74 101,96 13,16 35,72
17244 91,00 46,57 28,48 101,02 13,04 35,39
4172 22,02 11,27 6,89 24,44 3,15 8,56
10230 53,98 27,63 16,90 59,93 7,74 20,99
29364 154,96 79,30 48,50 172,02 22,20 60,26
3061 16,15 8,27 5,06 17,93 2,31 6,28
341 1,80 0,92 0,56 2,00 0,26 0,70
4531 23,91 12,24 7,48 26,54 3,43 9,30
1325 6,99 3,58 2,19 7,76 1,00 2,72
1368 7,22 3,69 2,26 8,01 1,03 2,81
8012 42,28 21,64 13,23 46,94 6,06 16,44

Rappel : Il est possible que d’autres mesures soient des multiples entiers, et qu’ils ne figurent pas dans ce classement. Les mesures ci-dessus sont classées en fonction de leur probabilité. La probabilité dépend donc de la fréquence d’apparition de la mesure, mais aussi de son niveau de précision. C’est la combinaison des deux facteurs qui détermine le classement.

 

En testant les distances qui séparent les pyramides ayant entre elles des relations géométriques, telles que celles énoncées dans les principes de la première architecture monumentale, nous pouvons constater que les unités de mesure qui sont des multiples en nombre entier les plus redondantes sont les suivants :

  • 189,5 m (7 fois sur 33)
  • 370,3 m (5 fois sur 33)
  • 605,5 m ( 4 fois sur 33)
  • 487,3 m ( 4 fois sur 33)
  • 170,7 m  (4 fois sur 44)
  • 1322,5 m (3 fois sur 33)

Ces distances sont des multiples en nombre entier à plus ou moins 2,5 mètres parmi les 33 distances détectées en raison des principes géométriques constatés entre nos monuments.

A quoi correspondent ces distances ?

189,5, c’est une mesure qui est exactement celle de la base de la pyramide Rhomboïdale (Petrie et Dorner). Je ne vais pas m’attarder ici sur l’analyse de cette mesure, je le ferai lors d’une conférence au Solstice en Bretagne (décembre prochain).

370,3, c’est la valeur de 1000 coudées  » rémen  » (1) c’est-à-dire le coté d’un carré de diagonale d’une coudée royale. La coudée rémen fut utilisée en double rémen de 74 cm pour arpenter les champs en Égypte (2). Une des caractéristiques de cette coudée, nous explique le métrologiste Jean-Claude Choquet, c’est qu’elle mesure 20 doigts de 1,8515 cm. Cette mesure n’est pas sans rappeler le doigt romain puisque 16 doigts romains mesurent 1 pied de 29,63 cm ± 0,01. Et quand on sait que les romains ont utilisé 3 mesures directement en rapport avec le méridien de la Terre :

  • Un stade de 625 pieds = 185,2 m = 1/10 de mile nautique, ou 6 secondes de méridien.
  • Un mile de 1482 m, soit 1/75è de degrés de méridien.
  • Une lieue de 2223 mètres, soit 1/50è de degrés de méridien.
  • 370,3 m, c’est 1/5è de mile nautique

On ne peut que constater que les mesures romaines furent empruntées, comme le firent les Grecs, à l’Égypte. Quant à l’Égypte, elle emprunta certainement sa métrologie aux peuples à l’origine de l’érection des mégalithes…. c’est ce que nous enseignent les autres mesures redondantes de notre étude.

605,5 m et 487,3 c’est 292,00 et 235,00 toises mégalithiques (2,0736 m) déterminées par le professeur Thom (3). Un nombre entier de toise ne peut que nous interpeller. Le yard mégalithique est la plus ancienne unité de mesure attestée scientifiquement (néolithique), elle a précédé la civilisation égyptienne, et fut justement réemployée en Égypte plus tard… je développerai cet aspect pour la conférence  » Mesure cachée des anciens  » – 17 décembre à Plouharnel.

170,7 m, cette mesure est d’un rapport en nombre entier de 6 à 13 avec les 1000 coudées rémen.

1322,5 mètres,  cette mesure est d’un rapport de 25 à 7 avec les 1000 coudées rémen, c’est  aussi 1/84è du degré de méridien à la latitude de l’Égypte ± 0,1%

 

Conclusion :

Depuis que le Docteur Hellet a découvert (4) la relation entre le mètre, la coudée royale, le nombre PI et le nombre PHI, les Égyptologues n’ont cessé d’y voir un simple hasard, prétextant que l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres, et que les Égyptiens n’avaient pas de telles compétences, et encore moins une connaissance de la taille de la Terre, et donc du mètre.

Ici, nous venons de démontrer grâce à des outils statistiques que nous pouvons écarter le hasard dans le plan d’implantation des pyramides en Basse-Égypte. Les pyramides sont implantées en des lieux choisis pour des raisons géométriques, métrologiques et environnementales. Ce qui démontre que les Égyptiens avaient toutes les compétences requises pour entreprendre une évaluation de la taille de la Terre.

Les connaissances des bâtisseurs Égyptiens doivent être complètement réexaminées. L’usage du nombre d’or comme moyen de communication mérite toute notre attention, surtout en matière de métrologie. La coudée royale est ainsi une mesure en relation avec la Terre et le nombre d’or.

Circonférence moyenne de la Terre entre la circonférence polaire et équatoriale : 40 041,5

40 041,5 / 360° / 60′ / 60″ = 30,9 mètres.

1618 mètres mesure 52,36 secondes d’arc moyennes de la Terre :

52,36 x 30,9 mètres = 1618 mètres.

 

Cette relation simple vient ici donner un poids indéniable à la découverte du Docteur Hellet (1952) qui établit que les Égyptiens connaissaient une unité de mesure quasi identique au mètre moderne, ce qui de facto impliquait de la part des Égyptiens la connaissance exacte de la taille de la Terre, ce que lui refusa Jean-Philippe Lauer, lui opposant qu’il avait choisi la coudée à la précision qui lui convenait pour son calcul, et imputant ces constatations au simple hasard.

LA BALLE EST DÉSORMAIS DANS LE CAMP DE LA CORPORATION DES ÉGYPTOLOGUES AFIN QU’ILS PUISSENT METTRE À JOUR ET APPROFONDIR L’ÉTENDUE DE LEURS CONNAISSANCES DE CETTE BRILLANTE CIVILISATION, QUE CES DERNIERS ONT SOUS-ESTIMÉE, LÀ OU D’AUTRES AVANT L’ONT PROBABLEMENT SURESTIMÉE.

ICI, L’ENJEU EST DE TAILLE, CAR IL METTRA EN ÉVIDENCE CEUX QUI SE TROUVENT DU CÔTÉ DE LA SCIENCE, ET CEUX QUI SE TROUVENT DU CÔTÉ DE LA CROYANCE.

° Pièces jointes :

Le fichiers KMZ Google Earth avec toutes les pyramides.

Le programme pour tester et vérifier la probabilité.

P.S : J’aimerais volontiers soumettre ce type de publication à une revue scientifique, mais à chaque fois que j’envoie ce genre de document, on me répond, soit que ce n’est pas le sujet d’étude de la revue, soit que le texte sera lu plus tard par celui qui le reçoit… sinon, l’on ne me répond pas du tout. Bref, on traîne des pieds. S’il y a des scientifiques, compétents en mathématiques, parmi les lecteurs, qu’ils n’hésitent pas à me contacter et à m’envoyer leur CV afin que l’on puisse constituer un comité d’évaluation. Il n’est pas nécessaire d’être diplômé d’Histoire pour évaluer cette étude. Nous avons d’avantage besoin de mathématiciens, de géomètres, de cartographes, d’ingénieurs-programmeurs… dans l’idéal, 2 personnes issues de chacune de ces disciplines formerait un groupe parfait, plus deux historiens spécialisés en métrologie.

QUELQUES RÉFÉRENCES :

1 : CORINNA ROSSI : 2004. Architecture and Mathematics in Ancient Egypt, Cambridge University Press, page 88.

2 : CHOQUET JEAN CLAUDE : 1995 La métrologie historique. Edition Que sais je. Presses universitaires de France, page 9

3 : ALEXANDER THOM : 1955. A Statistical Examination of the Megalithic Sites in Britain. Source: Journal of the Royal Statistical Society. Series A (General), Vol. 118, No. 3 (1955), pp. 275-295. Published by Wiley for the Royal Statistical Society. Stable URL: http://www.jstor.org/stable/2342494

4 : FUNCK HELLET : 1952, Revue du Caire, février-mars. La coudée royale égyptienne, essai de Métrologie, Page 193 – 201.

5 : On accusa plus tard Jomard, sous la plume de Jean-Philippe Lauer, d’être versé dans l’ésotérisme, car ce dernier affirmait que la grande pyramide mesurait 500 coudées. Jomard affirmait en réalité que la base de la pyramide était une fraction aliquote du degré de méridien. Les mesures modernes de la base de la pyramide viennent confirmer son constat, puisqu’elle mesure à 4 mm près 1:480è du degré de méridien à l’Équateur, dont Jomard avait déduit une coudée de 1 / 24 000, c’est-à-dire un peu plus de 46 cm. Jomard ayant observer l’emploi du nombre entier de 46 cm dans la construction de nombreux monuments, il en avait déduit qu’il devait s’agir d’une des unités de mesure employées en Égypte ancienne.

Comments

  1. Je cite : « Trouver un contre exemple n’est pas plus une démonstration que de trouver un exemple. »

    Mais si ! Un contre-exemple est justement une démonstration !

    Par exemple on peut démontrer que tous les nombres ne sont pas pairs. C’est très simple il suffit de trouver un contre exemple de « tous les nombres sont pairs », ainsi le fait de prendre le nombre 3 suffit à réaliser la démonstration.

    A l’inverse démontrer « la série des nombres premiers n’a pas de fin », se réalise par la démonstration que justement il n’existe PAS de contre exemple (voir la démonstration d’Euclide pour cela).

    Ce qui fait donc in-fine que l’affirmation : « Trouver un contre exemple n’est pas plus une démonstration que de trouver un exemple » est parfaitement erronée.

    1. Oui, votre remarque est juste…

      Je vais réécrire la phrase :
      Trouver un exemple d’un phénomène qui se produit par hasard, ne permet pas de prouver que tout ces phénomènes se produisent par hasard.
      Exemple : Les bucherons ont abattu des arbres, vous ne pouvez pas affirmer que c’est uniquement le vent qui abat les arbres en trouvant un arbre abattu par hasard par le vent.

      Pour Jean Pierre Adam, il n’y a aucune intention mathématique dans la grande pyramide.. aucune, il n’admet même pas que les proportions puissent avoir été choisi pour exprimer PI et PHI.
      L’exemple du kiosque à journaux revient à comparer une tablette sumérienne sur laquelle on trouve les 10 premiers nombres premiers avec un ticket de loto… ou est la démarche rationnelle là dedans ?

  2. Je cite : « Ce que j’apporte ici, c’est que l’argument du hasard, du tabouret de cuisine, ou du kiosque à journaux de Jean Pierre Adam ne tient plus. »

    Pourquoi ? Où sont les mesures effectuées avec des objets et qui viendraient contredire le truc ?

    1. Relisez tranquillement l’article, ainsi que les autres publications (notices, et publication métrologique de la rubrique).
      Nous avons démontré que les pyramides sont implantés en suivant des principes géométriques, qu’il y a une intention, et que les unités de mesures employées viennent confirmer cette observation, et mettre en évidence que ces bâtisseurs connaissaient la taille de la terre… car ils utilisaient une mesure de 1000 coudées Rémen de 370,3 qui vaut 1/5ème de mile nautique, ou 1/300ème de degrés de méridien.

  3. « Pour Jean Pierre Adam, il n’y a aucune intention mathématique dans la grande pyramide.. aucune, il n’admet même pas que les proportions puissent avoir été choisi pour exprimer PI et PHI. » : oui sa position est excessive, il ne démontre pas qu’il n’y a pas d’intention il ne fait que l’affirmer.

    « L’exemple du kiosque à journaux revient à comparer une tablette sumérienne sur laquelle on trouve les 10 premiers nombres premiers avec un ticket de loto… ou est la démarche rationnelle là dedans ? »

    Non justement c’est la clé du point qu’il vous faut creuser, vous êtes sur un point aveugle. En effet on prend l’hypothèse : « vous prenez n’importe quel objet fabriqué par l’homme un tantinet complexe (du genre on peut mesurer 550 angles), alors on va trouver la présence de 24 angles remarquables avec une probabilité non-normale », alors si on trouve régulièrement sur ces objets des corrélations avec ces 24 angles, on peut imputer cela au fait que les objets sont fabriqués par l’homme, ça n’a rien alors de spécifique aux pyramides.

    « Nous avons démontré que les pyramides sont implantés en suivant des principes géométriques, qu’il y a une intention, et que les unités de mesures employées viennent confirmer cette observation, et mettre en évidence que ces bâtisseurs connaissaient la taille de la terre… car ils utilisaient une mesure de 1000 coudées Rémen de 370,3 qui vaut 1/5ème de mile nautique, ou 1/300ème de degrés de méridien. »

    Il y a plusieurs choses ici, le fait que vous ne comparez pas avec d’autres sets d’objets modernes, pour vérifier si votre observation est du hasard ou pas, en fait vous comparez avec une distribution normale théorique, mais étant donné que ce que fait l’homme n’a rien à voir avec le hasard, il faut voir si les pyramides sont spécifiques ou ne représente rien de plus, en comparant avec d’autres sets d’objets équivalents, pas avec une idée préconçue (distribution normale).

    Ensuite vous déduisez de manière hasardeuse : « ces bâtisseurs connaissaient la taille de la terre… » or une corrélation n’est pas une causalité.

    Je vous donne donc un contre exemple qui réfute votre conclusion : http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?t=1505#p12465

    On voit bien ici qu’on a mesuré une prétendue « taille de la sphère céleste » sans rapport direct avec une « taille de terre ronde », mais avec un rapport de corrélation, et alors on ne connaît pas du tout la « taille de la terre » puisqu’on en suppose même pas la forme.

    Il est très difficile de démontrer une intention humaine sans texte explicite qui en fait témoin. C’est pourquoi en science on s’en tient aux faits, et on laisse l’interprétation aux littéraires, les scientifiques se gardant bien d’interpréter quoi que ce soit.

    En science on conclut par : « si ceci est, alors cela est ».

    Si par exemple, et on en vient à votre absence d’hypothèse, donc de réfutabilité, donc de processus scientifiquement valide, vous posiez quelque chose comme :

    « étant donné un site ancien ayant telle ou telle caractéristique, alors les distances entre les différents monuments suivent la Loi suivante D = fonction(x,y,z) », alors on pourrait vérifier si ça fonctionne ou pas, sur n’importe quel site défini par l’hypothèse, connu ou inconnu, voire on pourrait découvrir des éléments de sites grâce à la déduction que l’on ferait à partir de la Loi.

    Si vous prenez un ensemble fini d’éléments, dont vous notez tous les paramètres (p1,p2,…,pn), et qu’ensuite vous dites « sur cet ensemble fini d’éléments, on a la Loi f(p1,p2,…,pn) », vous n’avez pas construit de Loi scientifique, elle n’est pas réfutable au sens où elle ne s’applique pas sur une expérience concernant des éléments différents de votre set d’analyse initial, et donc elle sera forcément vraie.

    La science réfute ce type d’approche, car ce n’est qu’observation et collection, ça n’est pas prédictible sur de nouveaux faits, ça n’est donc pas réfutable, cela n’apporte rien.

    1. Ou la, visiblement, vous n’avez pas compris le fonctionnement de l’outil statistique…
      Il est bien plus puissant qu’une trace écrite pour vérifier s’il y a une intention architecturale… vous ne pouvez pas vous fier uniquement à une trace écrite pour affirmer certaine chose en histoire… c’est même d’ailleurs une grossière erreur que d’avoir une foi aveugle dans l’écrit.
      Et puis s’il n’y a plus de trace écrite, comment pouvez vous travailler ? Notamment sur les mégalithes ?
      Vous oublier aussi que le seul langage universel, c’est la géométrie et les mathématiques.
      L’activité de compter, mesurer est la première activité scientifique de l’humanité. Celle d’écrire vient après.

      L’outil permet de dire si il y a hasard ou pas…. le résultat est sans appel, il n’y a pas de hasard, ni dans l’implantation, ni dans la métrologie.
      Nier la mesure 370,3 mètre par exemple, ce serait nier la coudée royale égyptienne, puis qu’officiellement les deux sont indissociable.
      Ensuite, nier la relation métrologique entre les unités de mesures Romaine, Grecque, Egyptienne, Sumérienne, et mégalithique et la taille de la terre, c’est tout aussi impossible. En réalité, cela fait un moment que des métrologistes historiques l’ont compris, mais ce genre de chose étant très technique, personne ne s’y intéresse.. il faut faire un effort en mathématique, en géométrie… en géodésie…
      De plus, le fait d’implanter les pyramides à cette échelle implique obligatoirement des compétences de triangulation. Les mêmes compétences qui ont servi au savant du 19ème pour mesurer la terre. Il y a donc une très grande cohérence logique et rationnelle dans ce que nous expliquons.

      Les preuves que les anciens connaissaient la taille de la terre abonde désormais.
      Je l’ai signalé dans les deux conférences sur Nurea.TV… mégalithes et pyramide gardien de la mesure de la terre.
      « Il y a un moment ou il faut être fou pour ne pas le voir me disait un professeur ».

      Vous pouvez essayer avec des sets d’objets en quantité équivalente (plaque d’égout, gendarmerie, caserne des pompier, antenne relais…) dont on sait qu’il n’y a pas d’intention d’implantation géométrique, vous ne pourrez que constater que ces éléments ne sont pas reliés avec les principes simples énnoncés. Ou alors vous allez devoir faire des milliers de test pour en trouver un de valide.
      Nous avons déjà testé notre outils à mainte reprise…. il n’y a pas de lézard…
      Faite le test, l’outil est à votre disposition.. tracez un cercle sur Google Earth, incorporer « toutes » les antennes relais des téléphones portable compris dans ce secteur par exemple… et puis vous aurez votre set d’objet créer par l’homme.

      Cet outils détecte des intentions géométriques uniquement sur les monuments d’une extrème ancienneté, ou qui ont été construit sur d’ancien site mégalithiques par exemple (certaine église ou chapelle). Vous pouvez tester ce que vous voulez de construit par l’homme moderne, cela ne fonctionnera plus, car ce dernier à cessé d’utiliser ses anciens principes d’implantation géométrique.

      Mais pour gagner du temps vous pouvez générer des coordonnées aléatoires, cela revient strictement au même.

      Merci d’en rester au fait, et de discuter des faits, et de ne pas partir dans des dissertations peu audible.

  4. Bonjour,

    Ce message pour vous encourager.
    Je suis « tombé » sur votre site car je faisais quelques humbles recherches pour étayer un travail sur la relation du pentacle, pentagramme avec le nombre d’or, son inverse et Pi.
    J’ai donc lu tout votre site.
    J’ai aimé ce que j’ai lu, je l’ai lu non pas comme une vérité mais comme votre vérité.
    Je l’ai lu un peu comme j’aurais lu un bon roman de Dos Santos 🙂

    Donc bravo et continuez ainsi, vrai pas vrai, on s’en tape, ce qui est important, ce n’est pas la réponse, c’est la question.

    Rémi

  5. Petite analyse vidéo de votre travail:
    https://www.youtube.com/watch?v=ghjlAK9I1cY

    Je pense que la vidéo est moins pénible que de lire un pavé de ma part qui y dit tout ce qui s’y trouve.

    Il y a de sérieux biais méthodologiques mis en évidence. Ou alors il y a de bonnes raisons mais qui n’ont pas été clairement exprimées, ce qui est dommage et devrait être rectifié.

    1. J’ai regardé.
      Je prépare une réponse, car l’auteur de la vidéo, n’a pas bien étudié toute la documentation qui lui ait fourni et il fait aussi de très grossières erreurs de méthodologie dans sa vidéo, voir de manipulation. On sent de toute évidence qu’il ne pousse pas l’analyse à fond et se contente de disperser des éléments susceptibles de créer le doute… mais même cela est de piètre qualité.

      1. La vidéo que nous propose Romain reprend bien les problèmes de biais que j’ai cités, et notamment celui de la sélection, à la fois des objets à considérer, et des angles choisis.

        J’apprécie particulièrement la démonstration qu’avec des diagonales de N carrés on obtient en effet tous les angles que l’on veut.

        Il va falloir se lever très tôt…

    2. Bonjour, oui, j’ai vu la vidéo, j’ai préparer une réponse car c’est assez facile à expliquer.
      Les choses sont en fait expliquer dans des publications qui sont peu connues et mal exploité, un peu de pédagogie ne fera pas de mal.

  6. 189.5 * 127 = 24066.5
    24071- 24066.5 = 4.5
    Je croyais que la précision était +-2.5 m ? Et cette précision ne s’exprime plus en % de différence entre observé et « attendu » ? (comme vous le faisiez précédemment)
    Pour mettre en valeur les mesures plus grandes je suppose. Quelles sont les stats obtenues pour ces valeurs ? Et surtout la probabilité d’en obtenir au hasard (au moins une, un certain nombre) ?
    Et pourquoi retenir les mesures de Petrie et Dorner alors que la valeur la plus récente et précise serait plutôt de 188.6 ?

    La loi binomiale est elle vraiment pertinente dans le cas de mesures qui peuvent avoir un lien entre elles ? (le lien entre l’hypoténuse et les 2 autres côtés d’un triangle rectangle ne peut pas donner un schéma de Bernoulli sur les 3 longueurs, seulement sur deux d’entre elles. Ou entre les longueurs [AB] [BC] et [AC] de 3 points A B et C alignés).

    Il serait très utile également de voir à quoi ces longueurs correspondent, 276 mesures possibles entre 24 points, pourquoi et comment en sélectionner 31 (et non 33) ?

    Et surtout de savoir si on peut multiplier à l’infini les rapports compliqués avec des unités hypothétiques, tout en acceptant une précision pas si stupéfiante ? (ex: rapport de 25 à 7 avec 1000 côtés d’un carré d’une diagonale de longueur correspondant à une unité discutable).

    1. Bonjour Yoann.
      J’ai fait une erreur, c’est ± 4 mètres pour la précision de notre nouvel outil de test.
      Sur cet outil, on défini la précision des mesures à ± 4 m qui me semble acceptable pour nos pyramides. Puis si l’écart entre le multiple entier est inférieur à la précision, alors on valide.
      Exemple 24072 = 65 x 370,3 + 2,5 m (comme 2,5 est inférieure à 4 on retient).
      J’utilise les deux méthodes, pour voir ce que cela donne, il y a parfois de petite différence, mais dans l’ensemble, j’obtiens presque les même résultats.

      La mesure de la pyramide Rhomboidale, j’en parlerais une fois, car cette mesure est fondamentale… mais les valeurs que l’on trouve sur le web sont erronées bien souvent, notamment wikipédia francais qui donne 188,6… c’est en fait une valeur extraite de plusieurs théories qui voudrait que la pyramide mesure 360 coudées, ont retrouve cette valeurs dans des bouquins aussi, mais sans citer la publication relative à la mesure. Mais les mesures de Pétrie et Dorner sont les seules précises à ce jour, elle sont notamment cité sur le wkipédia anglophone il me semble. Personne n’a à ma connaissance fait d’autres mesures, et les résultats de Pétrie et Dorner sont identiques à 10 cm près.

      J’ai tester aussi les 276 mesures possibles, mais c’est plus compliqué car il y a certainement des mesures qui sont involontaire et cela rend pour le moment l’exploitation délicate… c’est à faire…

      On pourrait aussi tester les cotés de la figure géométriques… c’est en projet, mais c’est pas évident, car la terre étant sphérique, les mesures des parallèles et méridien ne sont pas celle exactes d’une figure à plat.

      1. J’avais répondu, mais ça n’est pas apparu, bon j’ai oublié ce que j’avais écrit mais si vous considérez que la coudée royale vaut 0.5236, pourquoi ne pas faire confiance à 0.5236 * 360 = 188.496 qui semble avoir du sens, plutôt qu’à 0.5236 * 362 = 189.543 ?

        Maragioglio & Rinaldi semblent des références incontournables, et ont eux aussi fait des mesures.

          1. Vito Maragioglio et Celeste Rinaldi, L’Architettura delle Piramidi Menfite, Parte III : La piramide di Meydum e le piramidi di Snefru a Dahsciur Nord e Dahsciur Sud. -Rapallo, 1964.

            Bon c’est introuvable sur le net, on ne trouve que la partie IV

          2. Ces deux auteurs se sont parfois appuyé sur des mesures d’autres personnes, ils leur arrive de donner la source parfois. La mesure de Dorner est plus récente il me semble, elle doit daté des années 80….et publié en 1986.

  7. Bonjour,

    je n’ai pas regardé dans le détail comment fonctionne cet outil statistique, ni si le résultat qu’il donne peut être considéré comme vraiment pertinent, mais je crois qu’il pourrait être affiné en prenant en compte la « complexité » des multiples carrés mis en jeu.

    En bref, un angle d’un rectangle 1×2 ou 1×3 ou 2×3 qui apparaît dans une construction sera plus pertinent qu’un angle d’un rectangle 35×57 ou 78×101, puisque plus le nombre de carrés autorisés est important, plus on va couvrir un large panel d’orientations. Or la loi binomiale fonctionne sur un mode binaire avec deux résultats (succès ou échec), elle attribue donc la même importance à chaque angle sélectionné et ne tient donc pas compte de ces différences de pertinence : au lieu de compter 1 pour un succès et 0 pour un échec, il faudrait attribuer à chaque succès un certain nombre de « points » en fonction de la complexité de l’angle trouvé, les angles les plus pertinents donnant lieu à plus de points que les autres. Ca aurait l’avantage de résoudre l’un des biais cité ici, à savoir en bref que « de toute façon tous les angles fonctionnent » : ils fonctionneront certes tous, mais seuls les plus pertinents compteront vraiment.

    Par exemple, si on trouve un angle d’un rectangle mxn, on attribue 1/(mxn) points. A un rectangle 1×2 on attribuera ainsi 1/(1×2) = 0,5 points, à un rectangle 1×3 on attribuera 1/(1×3) = 0,33333 points, à un rectangle 35×57 on attribuera 1/(35×57) = 0,0005 points, et ainsi de suite.

    Ce n’est pas la seule possibilité, on peut aussi envisager 1/(m²+n²) ou 1/max(m,n) ou autre ; il n’y a donc pas de choix canonique, pas plus que de réponse absolue à une question aussi vague que « quelle est la probabilité que cette disposition soit le fruit du hasard » à mon avis. Cela dit la comparaison des résultats obtenus sur les pyramides d’une part et sur un tirage au hasard d’autre part (cad l’espérance de la variable) serait sans doute intéressante.

    1. Votre remarque est judicieuse… il y a évidemment des pistes pour améliorer l’outil. Je garde votre idée dans un coin pour voir comment intégrer cette solution là.

      1. J’y ai un peu réfléchi et je pense que ça ne devrait pas être trop difficile à mettre en place techniquement. La disposition de points donne lieu à une liste L1 d’angles (les 552 « angles mesurés » dans le tableau ?) de laquelle on doit extraire une liste L2 d’angles remarquables (les 33 angles). J’imagine que chaque angle de L1 est testé l’un après l’autre : s’il est remarquable on le range dans L2, sinon on le jette. Il suffirait que au moment où on le teste, on lui attribue une note selon sa pertinence :

        45° (rectangle 1×1) -> note 1 = 1/(1×1)
        26,56° (1×2) -> note 0,5 = 1/(1×2)
        18,43° (1×3) -> note 0,33333 = 1/(1×3)
        etc…

        On fait ensuite la moyenne des notes de tous les angles de L1 (total des notes/nombre d’angles testés). Le résultat est un nombre entre 0 et 1 : plus il est proche de 1, plus notre liste L1 contient d’angles remarquables. On peut ensuite comparer cette moyenne à la moyenne obtenue pour une disposition aléatoire. L’avantage est qu’on n’introduit pas de biais en sélectionnant quels sont les angles remarquables ou pas (les croix dans le tableau), ce sont les angles qui se classent eux-même selon leur pertinence.

        Au passage, cette idée vient de méthodes qu’on utilise couramment en théorie des nombres pour classer les nombres irrationnels algébriques selon leur complexité (notion de « hauteur », niveau Master)… à noter également que ces méthodes permettent d’établir que le nombre quadratique le moins irrationnel de tous (en un certain sens) n’est autre que le fameux nombre d’or : une propriété qui le rend véritablement et objectivement exceptionnel (bien plus que la relation x²=x+1) mais qui n’est malheureusement pas très connue…

  8. Quentin Leplat, permettez moi tout d’abord de vous féliciter pour cet énorme travail de compilation d’information sur les mesures de ces monuments. J’ai cru discerner dans vos exposé que vous étiez à l’aise avec les calculs, pourtant fasciné comme vous le paraissez par les dimensions linéaires, vous avez oublié de vous intéresser à une autre dimension qui est bien plus fructueuse en terme de compréhension des monuments: la dimension ÉNERGÉTIQUE. Je m’explique, à propos des pyramides de Gizeh, à l’époque de leur construction, le seul moteur disponible sur le plateau était l’ouvrier de force, parfois nommé NFRW par les archéologues. En assimilant le NFRW, travailleur manuel entrainé, à un de nos sportifs professionnel moyen, on peut lui attribuer la capacité de développer pendant une entière journée de travail une puissance maximum autour de 150W. Il n’est donc pas inintéressant d’évaluer quel a été le besoin énergétique MINIMAL qu’il a fallu dépenser pour construire ces pyramides, celle de Khufu par exemple qui est de loin la plus mesurée. Comme je vous sens à l’aise en calcul, je vous laisse les refaire derrière moi, mais voici les résultats: Le volume de pierres de remplissage de la pyramide est de 2.4 Millions de M3, pour donner aux calculs une dimension humaine facilement assimilable par les lecteurs, je vais les rapporter à un bloc de remplissage moyen de 1 M3 pesant 2.3 t. Ils auraient donc eu 2.4 millions de blocs de remplissage à placer dans la pyramide en environ 5 000 jours ou 60 000 heures, soit 40 blocs à l’heure, 480 par jour travaillé de 12H. Ce qui représente un bloc toutes les 90 s. La quantité d’énergie pour élever la pyramide est représentée par l’énergie consommée pour élever le bloc moyen au centre de gravité de la pyramide, 36.6 m de hauteur, multiplié par 2.4 millions. Élever ainsi le bloc moyen consomme 0.25 KWH, 40 par heure demande donc 10 KWH, donc une puissance de 10 KW en œuvre donc un effectif de 70 NFRW, ou dit autrement en simplifiant un NFRW avait deux heures pour élever un bloc de 2.3 t à 36.6 m de hauteur. Ça ne vous dit rien comme challenge? Mais, il y a pire! Avant de le monter dans la pyramide ce bloc a du être extrait d’une carrière, pour cela il fallait à MINIMA « casser » 0.34 M3 de roche autour de lui, ce qui représente une énergie de l’ordre de 3 KWH soit près de 10 fois plus donc un effectif MINIMAL dans les carrières dix fois plus important que pour élever les blocs dans la pyramide. Vous pouvez bien sûr contester mes chiffrages à la marge, mais il n’en reste pas moins que les ordres de grandeurs ne vont pas changer et les challenges non plus. Il ne s’agit pas ici de théories farfelues, mais seulement de résultats en prenant les pyramides pour ce qu’elles sont et ont toujours été et en leur appliquant des propriétés de la physique telles que tout bachelier est censé connaître. Alors n’est ce pas plus excitant que de ratiociner sur des ratios à cinq chiffres après la virgule? Car derrière ces chiffres se dessine le challenge des constructeurs, comment en 60 000 heures tailler et placer ces millions de blocs avec un effectif de 2 000 NFRW chiffre donné par les fouilles actuellement conduites au lieu dit de Heit el Ghurab au pied du plateau, « la ville des bâtisseurs ». Mais avant de reprendre votre calculette et la faire chauffer à blanc, pensez à ceci, les 2 000 NFRW avaient la PUISSANCE suffisante, mais pas la FORCE nécessaire. Et la FORCE, elle venait d’où la force? La réponse à cette question est d’une telle aveuglante clarté que personne à ce jour ne l’a vue, pourtant c’est celle qui pèse sur vos épaules au moment où vous lisez ce texte! Je vous laisse deviner comment la mettre en œuvre……Car c’est sûr, ils l’ont fait, ils ne pouvaient pas faire autrement.

    1. Bonjour…. je suis ingénieur en performance motrice et sportive, appliqué au sport d’endurance… c’est mon vrai métier, celui que je maitrise le mieux.
      Je m’étais déjà amusé à faire ce genre de calcul.
      Toutefois, je ne sais pas si vous avez tenu compte du rendement énergétique des muscles, et de la perte d’énergie lié à la technique du geste. Pour une puissance de sortie de 100 watt, le corps humain doit en fournir 400 à 500 selon le type d’effort. Par exemple en pédalant le rendement est de 23%… mais ce rendement peut chuter à moins de 10% sur d’autres travaux de force comme pelleté du sable par exemple… Si vous avez pas la bonne méthode, soulever 30 kilos peut vous couter beaucoup plus cher que le calcul théorique.
      Sans connaitre la méthode employée il devient dès lors très difficile d’évaluer la consommation d’énergie.

      1. Quentin très heureux de faire votre connaissance,à nous deux nous pourrions faire avancer le « schmilblick » avec une grande efficacité.

        Je trouve enfin quelqu’un qui s’y connait en énergie humaine.
        Je suis d’accord avec ce que vous dites.

        Puisque c’est votre métier vous devez avoir des données sur justement le travail d’endurance, répété d’un athlète professionnel auquel un travailleur de force pourrait être assimilé.
        J’ai dépensé des heures pour ne rien trouver sur les données ergométriques des « travailleurs de force » par exemple quelle puissance va sur le bois quand un bûcheron dépense 100W de puissance « mécanique », ni ce qui était admissible comme puissance « mécanique » demandée à ce même bûcheron en moyenne durant sa journée de travail.
        En tant que non professionnel dans ce domaine je n’ai trouvé que des données concernant les cyclistes dans le tour de France, données qui m’ont servi à faire mes évaluations.

        Par exemple j’ai calculé qu’un homme tapant sur un coin avec une masse n’avait qu’un rendement mécanique de 65% +/-, sûrement inférieur à celui d’un cycliste qui doit avoisiner les 100%.

        Vous me surprenez en citant un rendement de 23% pour un cycliste:
        Est-ce le ratio de l’énergie mécanique produite avec les jambes (= somme (force x déplacement)) sur énergie recueillie à la roue.
        ou énergie musculaire « brûlée » avec les muscles sur énergie à la roue?

        Dans mon étude j’utilise deux type de dépense musculaire:
        Les carriers qui font de la balançoire sur un pendule, ils font du surplace en se baissant et se relevant de façon cyclique avec une période proche de 3s.
        Le travail mécanique produit est peut différent de l’élévation de leur poids de la différence de hauteur de leur centre de gravité entre la position assise sur les talons et la position debout.
        La totalité du travail produit va être cédée au pendule.
        Le deuxième type d’effort est celui des ouvriers travaillant sur les oscillateurs élévateurs dans la pyramide.
        Leur travail consiste à grimper sur des échelles le long des parois de la pyramide avec leurs mains et leurs jambes, une fois à la hauteur voulue ( qui augmente très progressivement avec l’élévation des assises)ils se laissent porter par le plateau élévateur de l’ascenseur lors de sa descente, cédant ainsi au systèmes oscillant la totalité de l’énergie potentielle qu’ils avaient acquise au prix de leur dépense musculaire.
        Une fois en bas, ils traversent le corridor qui fait 115 m de long qui amène les blocs au centre de la pyramide, puis vont recommencer leur ascension.
        La durée du cycle dépend de la hauteur des assises, il est de l’ordre de 3/4 minutes en moyenne sur la durée du chantier
        Pour les besoins d’une gestion précise des oscillations ils sont lestés à un poids fixé.

        Dans les deux cas dans mon étude, j’ai considéré que toute l’énergie mécanique dépensée par les opérateurs allait à l’acquisition de leur énergie potentielle, car je n’ai pas trouvé de pertes notables du procédé .
        Donc 100 WH de travail mécanique fournit à s’élever se transforment en 100WH d’énergie potentielle.

        J’ai estimé de façon un peu arbitraire à 150 W en moyenne journalière de puissance produite par un opérateur sur une durée de 12 H par jour, en me basant sur les 220 W moyens par étape de cyclistes professionnels?

        Je vous serais plus que reconnaissant de bien vouloir critiquer mon approche à la lumière de vos connaissances.
        A bientôt de vous lire..

        Georges

        1. Bonjour.

          Il faudrait disposer d’un logiciel très poussée pour estimer la dépense d’énergie que représente un tel ouvrage. J’ai renoncé à faire cela, car je me suis aperçu qu’il y avait trop paramètres ou on avait des marges d’erreurs importantes.
          Par exemple, le frottement d’un charriot de bois sur le sable, sur des pavés… Quelle force faut il pour faire glisser deux tonnes posées sur les espèces de glissières utilisées en Egypte. Il y a aussi des pertes d’énergie importante dans la déformation des outils de tractions, (cordes par exemple), ou dans les système de levier… les marges d’erreurs sont telles sur l’ensemble des systèmes que cela peut engendrer par effet boule de neige des erreurs de calcul considérable au final.
          C’est une vrai usine à gaz….

          Un cycliste costaud qui pédalerait pendant 1h pourrait élever un bloc de 2,5 tonnes à 36 m de hauteur si au lieue d’entrainer sa roue il entrainait un engrenage qui démultiplie les forces avec un ascenseur. Mais il ne pourrait pas en faire plus de 3 par jours…. à long terme.

          Un sportif de haut niveau ne tient pas longtemps à raison 4 h à 250 watt par jour… au bout de 15 jours 3 semaine il est complétement rincé, et encore il dispose de moyen de récupération exceptionnelle.

          Par jour, il est très difficile de tenir une cadence de plus de 1 kw/H, surtout avec une température moyenne supérieure à 20°, comme c’est le cas en Égypte. On peut le faire sur quelques jours, mais pas indéfiniment. 150 watt pendant 12 heures, c’est trop. Surtout que l’Égyptien moyen est un petit gabarie de 1m65 environ…. il ne dispose pas d’une puissance mécanique équivalente à un homme de 1m80.

          Il me semble qu’on ne peut pas estimer le travail énergétique au delà de 700 et 1000 watt /h par jour. Ce qui revient à faire environ 100 km de vélo par jour pendant un an…. soit le tour la terre presque. Mais là c’est déjà énorme… peu d’athlète parviennent à tenir ne telle cadence. Il y a 2 ou 3 personnes sur 1000 capable de tenir un tel rythme pendant 10 ou 15 ans.

          23% pour un cycliste, c’est le ratio entre l’énergie métabolique et l’énergie mécanique restitué… il y a 2 % qui partent dans les frottements mécanique de la chaine environ.

          Je me demande si on ne doit pas aussi envisager la force animale, et des énergies non humaine comme l’hydraulique, l’éolien, le thermique… par exemple un moulin à eau, des montgolfières pour alléger les blocs…. mais je ne sais pas s’il y a des indices d’une telle technique… Christopher Dunn pense que les Égyptiens avait un énorme système mécanique entrainé par de l’hydraulique par exemple. Sur une conférence il montre l’emplacement d’un immense système d’engrenage….
          Tour cela reste des hypothèses, et je suis plus concentrer à tenter de saisir le sens et le pourquoi que le comment.

          1. Merci Quentin pour votre réponse rapide et votre avis sur la capacité d’un professionnel entraîné à soutenir un effort durable.
            J’étais parti sur 1.8 KWH par jour et par ouvrier, je vais en rabattre la moitié, ce qui va doubler les effectifs.
            Quand aux performances physiques des équipes qui travaillaient sur la pyramide, les fouilles de Heil el Ghurab, nous enseigne qu’ils étaient très bien nourris et en plus semble-t-il avec ce qu’il faut pour les motiver, bien que « travailleurs volontaires » n’ayant pas le moyen de refuser « l’offre » qui leur avait été faite.
            Il pouvait s’agir aussi de personnel Nubien bien costauds « recrutés » lors d’expéditions au pays de Punt.
            Ils étaient organisés par « gang » de 200 composés de 4 « phyles » de 50, constituées de 5 « divisions » de 10.
            Donc sélectionnés, bien encadrés et sous contrôle, comme une équipe sportive, on peut les assimiler à des sportifs de haut niveau.

            Le travail « de force » ne nécessitait pas de compétences importantes, pour éviter l’usure du temps il se pourrait que « le séjour » sur la chantier des pyramides n’ait été qu’un passage à durée limité pour les recrues et non pas une condamnation longue durée aux galères.
            Ou autre variante, les équipes travaillaient en rotation avec des périodes de récupération, mais de toutes les façons on revient à une puissance moyenne délivrée sur la chantier plus faible.
            Donc à la sortie un problème d’effectif.

            Les solutions qu’ils auraient pu mettre en œuvre pour arriver à tailler les blocs (processus 20 à 60 fois plus consommateur en énergie que les élever) et monter les pierres vont vous surprendre par leur simplicité…biblique!

            Ils ont mis de leur coté LA FORCE……de la pesanteur.

            Comment? simplement en faisant se balancer une masse aussi importante que nécessaire, rarement plus de quelques tonnes.
            Le pendule ainsi constitué, dans ses oscillations engendre une tension qui ne dépend que de la masse en mouvement et de l’amplitude angulaire.
            Cette tension a une composante horizontale, qui peut être utilisée comme FORCE de propulsion.
            Évidemment elle s’inverse, il suffit alors de mettre un dispositif anti retour (l’ancêtre de la roue libre)pour diriger le mouvement dans un seul sens.
            L’avance se fait alors par saccades, comme le cric d’un garagiste.

            Le bénéfice est que la force disponible peut atteindre de l’ordre de quelques dizaines de KN, qu’elle est parfaitement parallèle au plan d’oscillation du pendule, appliquée par un axe de rotation sur un châssis.
            Ce châssis devient donc un pousseur de force capable de faire avancer une arête de coupe dans la roche, en montant cette arête de coupe sur une lame qui s’avance dans la roche.
            En posant ce châssis sur quatre lames on obtient un véhicule de coupe, qui taille tranquillement deux sillons à la fois, passe après passe..

            L’avantage extraordinaire de ce propulseur est qu’il n’a besoin d’AUCUN POINT D’APPUI pour avancer, sa force vient de l’intérieur, juste un point d’appui pour ne pas reculer.

            Évidemment en faisant tailler de la roche au pendule, il dilapide l’énergie que sa masse en mouvement avait accumulée en elle, si l’on ne fait rien, il ne tarde pas à s’arrêter.
            Il faut donc que des humains lui donnent leur énergie musculaire et il y a pléthores de moyens pour ça, j’en ai trouvé un bien sympa et ultra simple.

            On fait monter des opérateurs sur la masse en mouvement et ils font de la balançoire (et peuvent même travailler à l’hombre!)
            Si l’on prend un opérateur de 65 Kg avec une longueur de jambe de 0.6 m, il donne 383 J au pendule chaque fois qu’il se relève, pour développer 100W il faut une période du pendule de 3.8 s donc une longueur de 3.6 m, mais si on veut pousser la puissance et faire tourner le personnel en demandant 200W pendant un temps limité, la période du pendule passe à 1.9 s et sa longueur à 0.9 m.
            On voit donc que ce « moteur » dispose d’une grande variété de configurations possibles en fonction de l’organisation que l’on veut y mettre autour.

            Donc faire un « moteur linéaire » de quelques KW n’est rien du tout, ni en terme de technologie, ni en terme de construction, ni en terme d’effectif.
            On peut en faire des dizaines à peu de frais adaptés à une tâche particulière.

            Pensez vous que les anciens aient été assez cons pour se priver d’une telle ressource? nous oui, eux non si l’on regarde leurs réalisations.

            Vous avez présenté dans vos vidéos un certain nombre de murs cyclopéens remarquables, permettez moi de faire le commentaire suivant:
            En tendance, plus ils sont anciens plus les blocs sont gros et tarabiscotés, explication:
            ça coûte moins cher en énergie de tailler des gros bloc pour remplir un volume qu’une multitude de petits blocs.
            Pour diviser l’énergie de coupe par deux il faut multiplier le poids du bloc par 8.
            Conclusion, les plus anciens avaient moins de performance (technologie de l’arête de coupe) ou de ressources dans les carrières, donc faisaient des blocs plus gros.
            Et en plus, ils ne les taillaient pas entièrement pour en faire des parallélépipèdes comme dans les pyramides donc économisaient d’autant plus.
            Ce qui donne les figures tarabiscotées si sympathiques de ces murs.

            Plus on avance dans le temps, plus les blocs sont taillés et petits = plus on a de moyens dans les carrières.
            En effet globalement il est plus productif de faire des assemblages simples que les ajustements très compliqués des premiers murs cyclopéens, si on en a les moyens dans les carrières.

            Avec le pousseur pendulaire, a la fois tailler la roche et pousser le bloc même s’il fait 100 t c’est de la routine « industrielle » pas de l’exploit.

            Donc les blocs mégalithiques, si gros et si mal équarris témoignent d’une faible capacité dans les carrières = technologie de l’arête de coupe rudimentaire, par contre d’une bonne capacité de déplacement = utilisation du pousseur pendulaire, en l’occurrence il se pouvait bien que dans certains cas, la masse du pendule ait été le bloc à transporter lui même sur des KM.
            Ils ont peut être bien mis au point un chariot tout terrain!

            Si je ne vous ennuie pas avec mon baratin, la prochaine fois je pourrais vous parler du levage de blocs, qui demande beaucoup mais beaucoup moins d’énergie que leur extraction et qui comparativement au travail dans les carrières n’était qu’un jeu d’enfant!

  9. Quentin,
    A votre avis de spécialiste de l’effort: pour tirer le plus de puissance possible des opérateurs sans les épuiser, serait-il plus adéquat de les faire travailler en deux équipes qui se relaient, toutes les heures, 2H, 3H, 6H?
    Pour qu’entre chaque « tour » ils récupèrent, s’hydratent et se relaxent avant de reprendre « le collier ».
    Ou fallait-il laisser un jour plein de récupération entre deux journées d’effort?

    Quel est l’organisation qui à la fin des 12H de la journée a pu retirer de façon durable le maximum de WH d’un opérateur.

    Je pense que les ouvriers dédiés à ces tâches hautement productives, étaient soigneusement sélectionnés, comme des athlètes de haut niveau, ce n’étaient pas des paysans lambda qui venaient faire une corvée pendant les inondations.
    Les anciens égyptiens avaient en ce domaine une expérience bien supérieure à la notre puisqu’ils ont fait ce genre de travaux pendant des siècles.
    Ils avaient du trouver l’optimum, à nous d’essayer de retrouver la meilleure formule!

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