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Pour éviter de devoir répondre individuellement aux diverses questions et remarques de ma précédente vidéo ci dessous, je vous propose une explication sous forme de questions-réponses, accompagnée d’une vidéo de contrepoints et d’éclaircissements.

Bonne lecture, et bon visionnage à tous les passionnés !

Question : Pourquoi n’avoir sélectionné que 24 pyramides sur près de 120 répertoriées aujourd’hui en Égypte ?

Réponse : Pour les historiens et égyptologues, il existe 3 zones de pyramides dans la vallée du Nil. Nous avons traité un secteur géographique, celui de la Basse-Égypte, entre Héliopolis et la pyramide Rhomboïdale. C’est dans ce secteur que l’on trouve la plus grande concentration de pyramides monumentales. De plus, sur les 120 pyramides répertoriées, certaines sont presque invisibles vues du ciel, étant recouvertes de sable, voire écroulées. D’autres sont de petites pyramides satellites qui sont disposées en rangées de 3, comme celles de Mykérinos et de Khéops. On ne peut pas les intégrer à cette étude, car comme elles sont disposées en lignes, et cela reviendrait à fausser notre outil en lui proposant des monuments qui sont déjà orientés sur les axes cardinaux, et qui se trouvent les uns à coté des autres sur un même plan. Ce que nous voulons démontrer, c’est que cette stratégie d’implantation géométrique modulaire s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, mettant en évidence des compétences de triangulation et de mesure des distances avec une très grande précision, il y au moins 5000 ans. En réalité, ces capacités de triangulation géographique semblent même antérieures, puisque les peuples qui érigèrent les mégalithes savaient déjà mesurer sur de grandes distances, comme le montrent les travaux d’Howard Crowhurst, par exemple, chercheur déjà abondamment cité dans mes articles précédents et qui le sera encore dans celui-ci, savant qui a l’avantage d’être contemporain, donc consultable, questionnable et  » rencontrable  » si toutefois on le souhaite.

Enfin, 24 monuments sur 120 c’est un échantillon représentatif qui permet d’obtenir des données statistiques significatives.

Question : Pourquoi avoir intégré le Sphinx et l’obélisque d’Héliopolis dans l’étude, cela pourrait fausser les données, et ressembler à une sélection de monuments qui conviennent à l’hypothèse proposée ?

Réponse : En effet, mais il nous apparaît obligatoire d’incorporer l’obélisque d’Héliopolis. En 2011 (1), une étude de Miroslav Verner (scientifique) publiée dans une revue Égyptologique a démontré que les coins Sud-Est des pyramides de Khéphren et Khéops formaient une ligne qui pointe l’obélisque d’Héliopolis sur plus de 24 km. Cette étude va jusqu’à montrer que les pyramides d’Abousir répondent du même principe. L’auteur suggère qu’Héliopolis est un centre important qui à servi à l’implantation des pyramides, en raison d’un culte solaire (Khepri-Râ-Atoum, Isis-Osiris-Horus, ou encore Amon-Râ, autant de cultes solaires auxquels se sont voués les anciens égyptiens).

 

 

Howard Crowhurst (2) a quant à lui démontré que si l’on mesure l’angle entre l’Obélisque d’Héliopolis jusqu’au coin Sud-Ouest de la pyramide de Khéops, nous obtenons exactement un angle de 45°, et que la déformation angulaire très légère de la pyramide, permet justement de faire en sorte que la ligne passe exactement par le coin Nord-Est et le coin Sud-Ouest. Il a aussi démontré que depuis l’obélisque jusqu’à la Bent Pyramide, nous avions un angle de 14,04° qui est l’angle de diagonale du quadruple carré (voir extrait de sa conférence ci-dessous).

Ces conjectures, découvertes par Miroslav Verner et Howard Crowhurst, rendent nulle et non avenue la possibilité d’écarter l’obélisque d’Héliopolis : l’intégrer à l’étude fait sens.

Quant au Sphinx, il est indispensable aussi, faisant partie du plan d’arpentage du plateau de Gizeh. Par exemple, l’on observe que sa position avec la pyramide de Mykérinos est celle d’un triple carré jusqu’à la stèle qui se trouvait entre les pattes du Sphinx. Ce que j’ai montré dans une conférence (en accès libre sur la toile) au sujet des pyramides et mégalithes, le 12 septembre 2017, sur NuréaTV. Toutefois, l’on peut toujours retirer de l’étude ce lion monumental à tête d’Homme pour voir ce que cela donne, tout reste possible.

Enfin, pour appuyer l’importance de ces deux monuments, l’on constate en les intégrant à l’étude que l’on observe un nombre important de relations qui les relient aux pyramides, ce qui confirme l’intérêt de cette démarche… une chose est sûre : ajouter deux points au hasard sur la carte du site en question ne délivrera pas autant de relations notoires.

 

Question : Pourquoi recherchez-vous au juste ces angles-là et pas d’autres ? Comment les sélectionnez-vous ? Qu’est-ce qui vous permet de dire que vous n’avez pas sélectionné les angles qui vous convenaient le mieux ?

Réponse : Tout d’abord, c’est l’observation rigoureuse qui nous indique que nous devons rechercher des organisations simples sur des systèmes modulaires carrés. Howard Crowhurst à démontré sans relâche depuis 2007, au fil de maints ouvrages et de maintes conférences, que la première architecture monumentale de l’Histoire (l’architecture mégalithique, présente sur toute la planète) répond de ces principes modulaires simples que sont le carré, le double carré et le triple carré. Ceci s’observe à Carnac (en Bretagne) qui est la capitale mondiale du mégalithisme mondial. Partant de ce premier constat basique suite à 20 ans de recherche sur le terrain, à la boussole, au théodolite, avec des cartes IGN, et plus tard avec Google Earth, Howard Crowhurst a pu entrevoir d’autres figures géométriques simples, comme le quadruple carré, que l’on retrouve notamment pour orienter les chaussées processionnaires de Khéops et Khéphren. En tout, nous avons identifié de manière redondante (presque systématique) une bonne vingtaine d’angles qui servent à implanter les monuments sur des distances pouvant atteindre plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres. Par exemple, l’angle de 36,87° qui est l’angle du triangle 3, 4 et 5 de Pythagore qui semble si important aux yeux des bâtisseurs… on retrouve cet angle dans le profil de la pyramide de Khéphren. L’égyptologue Rossi (3) signale de surcroît que ce dernier est le second principe géométrique le plus appliqué dans les pyramides de la vallée du Nil.

Une autre chose cruciale, c’est la simplicité : nous recherchons des angles formés par des figures géométriques simples. Par exemple la diagonale d’un carré, celle d’un rectangle de proportion 1 par 2, en allant jusqu’à 1 par 10. Il y a aussi des angles plus combinés comme le 2 sur 3, le 3 sur 5, qui font suite au carré et au double carré dans la suite de Fibonacci (suite de chiffres fondée sur la proportion dorée 1,618).

Parfois, selon ce que l’on observe sur place, comme l’angle solsticial par exemple, l’on peut ajouter quelques angles. À Gizeh, l’angle du solstice est de 28,07° ± 0,05 à l’époque de l’érection des pyramides, soit un angle d’un triangle rectangle de 8, 15 et 17 qui est le 4è triangle en nombre entier de Pythagore. Son demi angle est la diagonale de 4 carrés côte à côte.

Nous avons ajouté aussi l’angle d’un rectangle d’or, car l’usage du rapport 14/11 sur les pyramides est le plus répandu et délivre un ratio en relation avec le nombre d’or. L’on peut aussi ajouter l’angle de 39,23° qui est l’angle d’un rectangle qui mesure racine de 2 par racine de 3, cette figure géométrique est celle du plateau de Gizeh, selon Petrie et Legon.

 

 
Question : Comment avez-vous localisé les pyramides, car ce n’est pas facile, même avec une bonne définition de l’image satellite ?

Réponse : Cette partie est très délicate en effet, car à ma connaissance il n’existe pas de base de coordonnées GPS précises du centre des pyramides. Nous avons donc tracé les contours des pyramides, puis en avons déduit les diagonales. Cela nous permet d’approcher une précision acceptable pour notre étude, de plus ou moins quelques mètres. Ensuite, dans le calcul statistique que nous avons effectué, nous intégrons une erreur de 0,05° dans les azimuts. L’on peut monter au maximum jusqu’à 0,1° et descendre à 0,03° pour faire plus de tests et voir comment se comportent les valeurs de probabilités. Évidemment, plus l’on élargit notre marge d’erreur, plus l’on trouve d’angles remarquables, et plus la probabilité que cela soit pertinent diminue ; notre calcul en tient évidemment compte.

L’on ne peut pas affirmer avoir trouvé exactement le centre d’une pyramide au mètre près, mais à plus ou moins quelques mètres on peut le faire. Dans nos études sur les menhirs, cette étape est plus simple, car un menhir est de petite taille et la précision des angles est de 0,01°… ce qui permet de démontrer sans l’ombre d’un doute que les mégalithes répondent des principes géométriques invoqués (4).

 

Question : Est ce que Google Earth est précis pour mesurer les angles et les distances ?

Oui, il n’y aucun doute quant à la précision. Les gens qui n’aiment pas découvrir ce type de recherche n’hésitent pas à dire que les mesures de Google Earth sont mauvaises, mais ce n’est pas vrai du tout. J’ai fait des tests par exemple sur la distance entre les bornes que Méchain à mesurer en 1792, et la mesure qu’il a donnée est exactement la même qu’avec google earth à plus ou moins 30 cm sur près de 12 km. Il en est de même des angles, le système de mesure de google earth est une projection qui conserve les angles et les distances. Ce n’est pas la dessus qu’il y a redire, c’est sur la qualité de l’image sur les pyramides très abimées que cela peut poser problème. Le fait que la terre ne soit pas exactement sphérique n’a aucune incidence sur la mesure des angles à cette échelle de distance.

 

 

Question : Finalement qu’est ce que cela donne comme résultat ?

Réponse : J’ai refait les tests en intégrant des pyramides qui bien qu’elles soient très abîmées ne méritent pas d’être écartées. Le résultat est moins extraordinaire que sur les premiers tests, mais notons que j’ai simplifié le nombre d’angles tout en restant dans ce qui est le plus simple, pour ne pas perturber les gens qui n’ont pas l’habitude de ce type de recherches.

J’ai aussi retenté de tracer les polygones autour des pyramides, pour voir si cela changeait quelque chose. Il est évident que l’état des monuments n’aide pas à trouver exactement leur localisation.

 

TEST 1 :

Il y a une chose simple qu’on peut faire, c’est ne retenir que les grandes pyramides de basse Egypte, on ne retient qu’une seule pyramide par complexe, la plus grande, on ne peut pas faire plus simple. Cela réduit l’incertitude des angles, car les distances que nous étudions sont plus longues et on peut être certain de la précision entre 0,02 et 0,05°. Ainsi, nous allons tester :

  • Djédéfré (pyramide isolée au nord de Gizeh dans le complexe de Djédéfré)
  • Khéops (la plus grande pyramide du plateau de Gizeh)
  • Abusir Neférirkaré (la plus grande pyramide du complexe)
  • Saqqarah (la grande pyramide à degrés)
  • Rhomboïdale (la fameuse pyramide à deux pentes)
  • Rouge, (la grande pyramide du complexe de Snéfrou)
  • Meidum, (peut être la première pyramide à face lisse en concurrence avec la pyramide Rouge)
  • Mastaba (Le plus grand Mastaba du site de Memphis 99,6 m par 74,5)
  • Héliopolis (l’indispensable obélisque démontré par Verner Miroslav et Howard Crowhurst)

Soit 9 monuments majeurs issus de 9 lieux important de la basse Égypte. FICHIER KMZ DES PYRAMIDES GEANTES GOOGLE EARTH

Et l’on ne va rechercher que les principes simples de 1 à 10. Le résultat est clair, il me semble. En testant avec une marge d’erreur comprise entre 0,02° et 0,05°, ce qui est tout-à-fait raisonnable au regard des distances importantes, l’on ne peut pas ergoter sur le centre des pyramides à ce point-là. Même en allant jusqu’à 0,1° d’erreur, cela reste de l’ordre d’1 chance sur 3000 avec un pic à 1 chance sur 40 000 à la précision de 0.05°.

TEST 2 :

On garde les 10 angles pour des rectangles allant du carré au rectangle de 1 par 10. Et on ajoute les angles observables sur le terrain de Gizeh et sur les pyramides. Le plan d’arpentage de Pétrie est très précis. On ajoute donc les angles suivants.

  • 39,23° soit l’angle de diagonale du plateau de Gizeh qui est de rapport théorique de √2 / √3 selon l’Egyptologue John Legon.
  • 35,26° soit l’angle de développement du carré sur sa diagonale, de rapport 1 /√2, toujours selon J Legon.
  • 38,16° soit l’angle de rapport 11/14 qui est la pente de la grande pyramide de Khéops et qui selon Rossi est l’angle le plus redondant dans le profil des pyramides.
  • 36,87° soit l’angle de rapport 3 / 4 qui est la pente de la  pyramide de Khéphren et qui selon Rossi est l’angle le second angle le plus redondant dans le profil des pyramides.
  • 31,72° soit l’angle de diagonale d’un rectangle d’or.
  • 28,07° qui est l’angle solsticiale au moment de l’érection des pyramides du plateau de Gizeh. C’est aussi le double de l’angle du quadruple carré et l’angle du triangle pythagoricien de 8 par 15 et par 17.

Soit un total de 17 angles. Les plus simples et les angles dont on sait qu’ils sont employée sur la plateau de Gizeh. C’est simple, c’est imparable.

Par contre on intègre toutes les pyramides de la basse Égypte visible avec assez de précision dans un rayon de 20 km, soit 28 monuments. Il y en a peut être d’autres, mais elles ne peuvent pas entrer dans la base, car elles sont invisibles, ou se sont des pyramides satellites qui sont déjà disposées en lignes comme celle de Khéops et Mykérinos, on ne peut donc pas les inclure.

Voici les résultats des tests de probabilité de ± 0,025° à 0,1.


Voici d’autres tests avec plus de monuments, mais sur lesquels l’on peut éventuellement ergoter à propos de la précision des points GPS, à défaut de posséder des relevés de terrain réalisés avec des GPS centimétriques. Pour moi, partant du principe que localement à Gizeh le module carré est employé, et qu’il l’est aussi à grande échelle depuis Héliopolis (voir les travaux de Miroslav Verner et Howard Crowhurst), l’on peut dire avec très peu de doutes que ces principes sont utilisés sur chaque site pyramidal… le fait que les mesures de distances soient cohérentes avec ces relevés confirme la stratégie d’implantation évoquée plus haut.

CI DESSUS UN TEST SANS LE SPHINX NI LES DEUX OBÉLISQUES D’HÉLIOPOLIS ET ABU GURAH.

CI DESSUS UN TEST AVEC LES OBÉLISQUES D’HÉLIOPOLIS ET ABU GURAH ET LE SPHINX.

UN AUTRE TEST EN INTÉGRANT DES PYRAMIDES QUI ÉTAIENT PEU VISIBLES MAIS QUE NOUS AVONS TOUT DE MÊME PU RETROUVER.

DANS CE DERNIER TEST NOUS AVONS AJOUTER L’ANGLE DE RAPPORT 11 SUR 14 CAR C’EST LE PLUS REDONDANT DANS LE PROFIL DES PYRAMIDE D’APRÈS ROSSI. ET NOUS AVONS AJOUTE L’ANGLE D’UN RECTANGLE DE √2 PAR √3 CAR C’EST LA FORME DU PLATEAU DE GIZEH SELON PÉTRIE ET LEGON.

Il est certainement possible d’optimiser notre recherche, en déterminant des catégories de pyramides aussi en fonction de leur taille, car sur certains secteurs, il y a plusieurs petites pyramides qui peuvent n’avoir que des relations locales, comme par exemple la pyramide satellite de Khéphren, disposée Nord-Sud avec Khéphren, et à 45° avec Mykérinos. Or, nous savons déjà que localement les arpenteurs ont utilisé le module carré. John Legon l’a démontré en s’appuyant sur les relevés très précis de Flinders Petrie. Ce que nous voulons montrer, c’est que ces principes d’alignements modulaires carrés ont dépassé le plan local de quelques centaines de mètres, pour s’étendre à plusieurs dizaines de kilomètres comme l’ont déjà démontré Miroslav et Crowhurst, entre Héliopolis et Gizeh. Cela est fondamental, car arpenter au sol sur plusieurs dizaines de kilomètres nécessite des compétences bien plus poussées que ce que l’on prête généralement aux anciens Égyptiens. Ils leur aura fallu des compétences de triangulation leur permettant potentiellement de mesurer la Terre, à l’instar de Méchain et Delambre en 1799.

 

Question : Vous avez étudié les relations de distance pour confirmer votre analyse, est ce pertinent ?

Oui, c’est indispensable, car cela renforce de manière indiscutable l’existence d’une stratégie d’implantation à grande échelle. S’il y a opération de triangulation, il y a nécessairement usage de la mesure. Et si on constate que des mesures sont redondantes, cela confirme si l’on a un doute que les pyramides sont implanté à grande échelle.

Il y a deux méthodes que nous utilisons pour étudier une ou plusieurs unités de mesures employées.

  • La première méthode, on divise toutes les distances pas à pas, par des mesures de 150 à 4000 mètres par exemple, et on compte le nombre de fois ou l’on observe un résultat en nombre entier. La probabilité du nombre de fois ou un nombre entier à ± 0,01 apparait peut être évaluée avec la loi binomiale.

Exemple : 24072 m = 65,0067 x 370,3 m. Cette mesure est un multiple en nombre entier à ± 0,01 près.

  • La seconde méthode consiste à diviser aussi pas à pas, par des unités de mesure comprise entre 150 et 4000 mètres, mais ce qui détermine le résultat ce n’est pas la précision à ± 0,01, c’est la précision de la mesure de la distance. Il faut que l’erreur de distance soit inférieure à la précision de la mesure.

Exemple : 24072 m à ± 4 m, on constate que cette mesure vaut 65 x 370,3 m à 2,5 mètres près. Comme la mesure de 2,5 mètres est inférieure à la précision de la mesure, on valide ce résultat et on le soumet au test statistique pour voir si la mesure 370,3 mètres est redondante et pertinente. Si nous avions 24075 m, la différence serait de 5,5 mètres, soit une erreur plus grande que la précision de la mesure.

Ces deux méthodes sont intéressantes et permettent de recouper les tests pour plus de certitude.

Sur les deux tests effectués, les unités de mesures possibles qui émergent sont pertinentes car elles sont connues des Égyptologues. La seule différence, c’est que pour ces derniers la coudées royale n’a servi qu’a mesurer les bâtiments, pas à mesurer des distances aussi grande avec une telle précision.

Par exemple le tableau ci dessous, sur ce test qui comporte les 9 monuments majeurs cité dans le TEST 1, voici ce qu’on observe. L’unité de mesure qui arrive en tête à ± 3  m sur la mesure de la distance, c’est 87,25 m ± 0,03. Soit : 500 coudées royales / 3. Ce qui veut dire qu’on a utilisé un module de 166,666 coudées royales. On a testé ici avec un pas de 0,05 mètres toutes les unités entre 30 et 200 mètres, et il y a 9 multiples de distance précis à ± 3 m, soit 99,98% de précision en moyenne. Ce résultat est indiscutable, et il est historiquement incontestable car cette mesure est issue de la coudée royale Égyptienne.

 

La seconde mesure de 39,05 m peut sembler n’avoir aucun rapport avec la coudée, mais si on pense en méthode d’arpentage modulaire carré, on s’aperçoit que deux carrés de 39,05 placé coté à cote ont une diagonale de 87,31 m, on retrouve notre mesure de 5/3 de coudée ici. On peut aussi interpréter ces 39,05 m comme étant la diagonale d’un carré de 33,33 coudées royales, soit une mesure d’arpentage de 100/3 de coudées pour former des carrés.

Dans le TEST 2 ou nous avons intégrer 33 mesures qui présentent des relation géométrique (tableau ci dessous) nous constatons que la mesure 370,3 mètres est d’un niveau de probabilité de 1 chance sur 2000. Or cette mesure est une mesure d’arpentage mise en évidence sur le plateau de Gizeh par John Legon, Rossi et cité par Jean Claude Choquet qui est métrologiste historique (5,6). Il s’agit de la coudée Rémen (37,03 cm ± 0,01) qui est le coté d’un carré de diagonale une coudée royale. Le test statistique est en cohérence avec la métrologie connu de l’Égypte.

Mais le plus incroyable, élément passé inaperçu dans la démonstration de Miroslav Verner à propos des coins Sud-Est des pyramides de Khéphren et de Khéops qui tracent la ligne vers l’Obélisque d’Héliopolis, c’est justement que cette mesure est de 24072 mètres, soit 65 modules de 370,3 mètres ou 13 ± 0,01 miles nautiques de 1852 mètres.

Et puis, Howard Crowhurst ayant découvert la relation entre l’Obélisque d’Héliopolis et la pyramide Rhomboïdale, l’on peut constater un fait tout-à-fait étonnant, puisque la distance de 38769 m est le produit de 200 coudées royales par 1000 coudées remen : 200 x 0,5236 x 1000 x 0,3702 = 38 767. Soit une erreur de 2 mètres qui dépend peut-être de la difficulté à obtenir le point exact du centre de la pyramide Rhomboïdale avec Google Earth.

L’usage d’un module d’arpentage à grande échelle de 370,3 ± 0,1 mètres est indéniable. Et on constate que cette valeur est en relation avec la taille de la terre, puisqu’elle vaut 1/5ème de mile nautique.

 

Question : Et quelle est votre interprétation personnelle, au vu des connaissances extraordinaires qu’il a fallu obtenir pour bâtir les pyramides ? Des extraterrestres sont-ils passés par la vallée du Nil, 2700 ans avant J.C. ?

Non, ce serait faire un raccourci rapide et vraiment réducteur. Nous savons que le sujet est sensible et que les défenseurs de la version officielle de l’Histoire aimeraient mettre tous ceux qui pensent différemment dans le même sac, c’est-à-dire en faire des illuminés qui voient des extraterrestres partout (des  » pyramidiots « , comme ils les appellent)… mais ceci est tout autant un raccourci rapide, qui ne permet jamais de répondre aux questions soulevées.

Il me semble qu’il faut en rester au constat que des peuples, quels qu’ils soient, ont été capables de construire tous ces sites anciens, exhumés aujourd’hui par l’archéologie, et que ces bâtisseurs possédaient des compétences de géolocalisation d’une extrême précision, élément qui constitue certes un fait anachronique pour les historiens et les égyptologues classiques. Pourtant, les preuves sont bien là.

Pour moi, il est évident, à la lumière de mes recherches, que la Terre fut mesurée plusieurs millénaires avant notre ère avec une précision moderne, et que cette mesure n’a pu être obtenue qu’avec des méthodes de triangulation très poussées. Les bâtisseurs des pyramides, s’il s’agit bien des égyptiens de l’Antiquité, ne sont probablement pas à l’origine de cette mesure de la Terre : celle-ci fut vraisemblablement réalisée en des temps plus anciens, par les peuples mégalithiques il y a environ 9000 ans (le mégalithisme commence au mésolithique – 10 000 à – 5 000 ans avant J.C.). Ce fait s’avère encore plus anachronique, car ces grosses pierres brutes redressées à angle droit nous semblent issues d’un culte basique. Nous faisons fausse route en imaginant que la connaissance est quelque chose de récent, et que c’est la croyance qui a régi le monde durant les millénaires qui nous ont précédés.

Nous devons repenser notre façon de voir le monde, et pour commencer il nous faut réviser ce que nous croyons savoir de nos ancêtres, pour voir un peu plus loin. Qu’un peuple ai pu, pendant des millénaires, ériger des mégalithes avec une telle subtilité, devrait nous interroger sur l’amour et la connaissance profonde qui animaient ces gens-là, car il faut à n’en pas douter une sacrée dose d’amour et de connaissance pour perpétuer pendant 4000 ans une tradition astronomique et géométrique, en relation avec l’environnement. De toute évidence, cette tradition ne repose pas sur l’adoration d’idoles ou sur la base de la croyance, mais sur une connaissance et une science primordiales. Une telle société ne devait pas avoir les préoccupation mercantile et égocentrique qui sont les notres.

 

 

Question : Pourquoi publier cela sur Internet et pas dans une revue scientifique à comité de lecture ?

Réponse : J’ai déjà contacté, pour diverses recherches similaires, le CNRS (pour des études métrologiques notamment) ou encore la DRAC (pour l’étude des mégalithes), ainsi que d’autres chercheurs officiels… mais ils ne prennent jamais le temps de me répondre, ni même de lire les documents que j’aimerais soumettre à leur regard. Les rares réponses que j’ai pu obtenir mettent en évidence qu’ils n’ont pas pris le temps de se pencher sur le sujet. Cela sort même souvent de leur champ de compétences, il faut le souligner, car la mathématique (la loi binomiale, par exemple) est une discipline que les historiens généralement ne maîtrisent pas, et ce en raison de leur parcours souvent plus littéraire que scientifique.

Et puis, avec internet, cela me permet d’avoir des retours intéressants, de voir où se trouvent les points faibles, de les corriger et, à terme, d’avoir une méthode de travail et des publications solides. Pour le moment, il n’y a pas de critiques dans ce domaine susceptibles de remettre les choses à plat. Ce que l’on constate par contre, c’est que pour beaucoup de personnes ce qui est montré ici est très difficile à admettre, et que les professionnels ou les universitaires cherchent surtout à semer le doute en ergotant sur des points décontextualisés, ce qui leur permet de conserver leur propre conception des choses. Émotionnellement, beaucoup de gens ne savent pas lâcher prise avec leur vision du monde. Tout le monde a tendance à s’accrocher à un socle de connaissance qui lui convient, et c’est très dur de voir ce socle vaciller. Peu de gens parviennent à le faire en définitive, cela ne se fait pas sans en ressortir assez déstabilisé, c’est sûr. Moi-même, j’ai dû mettre de coté bien des idées reçues que je m’étais conçues par le passé. Mais au fond, c’est ce qu’il y a de mieux à faire, car c’est le seul moyen de progresser vers la connaissance.

Il y aura une publication sur Academia.edu de ma part à ce sujet-là. Je sais que quelques historiens et métrologistes suivent ce que je fais, mais je n’ai pas de retour de leur part. Je publie les outils, les méthodes, pour que d’autres s’investissent, car au fond je ne fais pas cela pour moi, je le fais pour nous tous, car il s’agit de notre Histoire. Je n’ai pas particulièrement le désir de voir mon nom cité, j’ai simplement envie que nous nous emparions tous ensemble de notre vrai passé, en déployant sur lui un regard vierge de toute ornière et de tout préjugé… l’Histoire appartient à toute l’humanité et détermine notre capacité à envisager le futur ensemble ! Tant que nous aurons une mauvaise version de l’Histoire entre les mains, nous serons incapables d’envisager certaines possibilités.

 

 

Quentin Leplat

Références :

1 : MIROSLAV VERNER, 2011 : New perspectives Egyptian art and arkéology 2750 – 2150 BC, Oxford, Oxbow Book, p 286, 294

2 : CROWHURST HOWARD, 2014 : Les pyramides d’Égypte un nouveau regard.

3 : ROSSI CORINNA, 2003, Architecture and Mathématics in ancient Égypte, Cambridge University Press, page 226

4 : LEPLAT QUENTIN, 2017, Étude de probabilité sur la planification d’implantation des mégalithiques du massif du Sancy et leurs unités de mesure

5 : CORINNA ROSSI : 2004. Architecture and Mathematics in Ancient Egypt, Cambridge University Press, page 88.

6 : CHOQUET JEAN CLAUDE : 1995 La métrologie historique. Edition Que sais je. Presses universitaires de France, page 9

 

FICHIER KMZ DES PYRAMIDES GEANTES GOOGLE EARTH

FICHIER KMZ DES PYRAMIDES DE BASSE EGYPTE GOOGLE EARTH

NOTICE DU CALCUL DE PROBABILITE

Comments

  1. Bon Quentin, je vous l’ai dit plusieurs fois déjà, chaque unité à une probabilité très faible d’apparaitre au moins un certain nombre de fois, MAIS elles sont toutes à égalité grosso modo (en considérant l’erreur sur le facteur de multiplication).

    Par exemple, sur les distances considérées, la probabilité d’obtenir par hasard plus de 5 fois un multiple entier (à 0.01 près) de 370.3 est effectivement de l’ordre de 1 sur 2000 (2637 pour être exact) MAIS cette probabilité est à peu près la même pour TOUTES les autres (les 23501 unités testées entre 150 et 2500). Si je prends l’unité 300.0 elle a une chance sur 2604, avec 189.5 une sur 3183, 197.3 -> 2997, etc etc.

    Donc d’une part 370.3 et les autres unités que vous avez retenues ne se distinguent pas particulièrement des autres pour leur aptitude à faire mieux que le hasard, et de plus il est OBLIGATOIRE qu’un certain nombre d’unités ressortent avec autant de tests. Vos probas n’ont donc aucune pertinence.

    Ce qu’il faut faire, c’est estimer la probabilité que les unités qui ressortent aient un sens, or vous autorisez tellement de façons de leur donner un sens que vous pouvez générer des milliers (des dizaines ou centaines de milliers ou plus peut être) possibles.
    Si vous considérez tous les nombres possibles que vous pouvez générer en combinant des fractions, des rapports géométriques simples, des constantes mathématiques ou physiques, et des unités de mesure historiques ou hypothétiques, vous arrivez à un paquet d’interprétations qui semblent avoir un sens.
    Et je crains que statistiquement il y aura très souvent un de ces nombres qui correspondra plus ou moins à une unité qui serait ressortie par hasard.

    Si vous arrivez à quantifier la proba qu’une unité aléatoire tombe sur une interprétation valable, là vous pourrez brandir des stats. En attendant, vos « une chance sur 2000 que ça arrive donc ça veut dire quelque chose » ne valent rien. Je n’ai pas vérifié, mais ça doit être pareil avec les calculs sur les angles.

    PS: si on prend la valeur de la coudée Remen = 370.24111 basée sur une coudée royale de 0.5236, on n’obtient plus que 3 longueurs multiples.

    1. Bonjour Yoann, je ne suis tout à fait d’accord avec votre interprétation. Pour plusieurs raisons.
      Tout d’abord, toute les unités de mesures n’ont pas autant de chance d’apparaitre. Si vous estimez que cela varie entre 150 et 2500 c’est déjà important, car cela permet de faire un premier classement.
      Ensuite, et c’est important aussi, sur les mesures en questions, il s’agit de distances qui sont pour la plupart issue d’un processus d’organisation de l’espace selon des principes géométriques indéniables. L’usage de l’arpentage en module carré est démontré dans les publications de l’Egyptologue John Legon. http://www.john-legon.co.uk/gizeplan.htm Donc, on parle de distances qui ont forcément été impacté par un désir d’organisation. De fait, on peut s’attendre à l’usage de la mesure.
      Sur le plateau de Gizeh, John Legon à démontré que deux carrés de 130,94 m et 523,75 m ont servi à l’implantation des pyramide. Ces deux modules délivre la coudée Rémen cité par par les historiens métrologistes, chacune des diagonales mesure 1/2 coudées remen et 2 coudées rémen. Nous avons ici une trace indéniable de cette mesure, d’autant plus qu’elle apparait sur les graduations de la coudée royale comme mesurant 20 pouces d’un peu plus de 1,85cm (et non 1,87 comme on le lit partout).http://messagedelanuitdestemps.org/wp-content/uploads/2017/10/Analyse-me%CC%81trologique-de-la-coude%CC%81e-royale-Egytienne..pdf
      Ensuite, nous avons un autre indice : la relation géographique et la distance mise en évidence par Miroslav Verner entre Héliopolis et le coin de Khéphren est de 24072 m, soit 65 x 370,3 m. Cet élément indéniable sur une telle distance vient renforcer de manière indiscutable l’intention des bâtisseurs.

      Et l’outil statistique nous délivre quant à lui cette même mesure de 370,3 m.
      Tous les indices sont là :
      Preuve d’implantation réfléchi des différents complexe funéraire
      Preuve de l’usage du module d’arpentage carré, et la mesure de 370,3 m
      Preuve de la capacité à maitriser les distances sur de longues distances.
      Preuve de l’usage de cette unité de mesure par l’outil statistique..
      Relation simple entre la coudée royale et la coudée rémen : carré et diagonale

      Là, c’est clair, il n’y pas l’ombre d’un doute à avoir. Il y a un moment ou il faut être réaliste.

      Pour les relations d’angles entre les pyramides, il n’y aucun doute non plus, les relations sont tellement simples et précises, n’ont rien à voir avec une distribution au hasard en terme de probabilité. Je n’ai fait que renforcer des démonstrations antérieures.

      PS : la mesure de la coudée 52,36 ± 0,01 donc coudée Rémen 370,24 ± 0,1
      La précision d’une mesure est dépendante du niveau de technologie de ses usagers. Pour nous, une précision au micron est indispensable en aéronautique par exemple, mais pour les Égyptiens, une mesure au 1/10ème de mm me semble suffisante.

  2. Bonjour,
    étant spécialiste en théorie des nombres, je voudrais vous faire part de quelques remarques que j’espère intéressantes.
    1)
    On sait que l’intérêt pour les triplets pythagoriciens (3-4-5, 5-12-13, etc…) remonte à très longtemps même d’après l’histoire officielle (cf la vidéo « Passé recomposé 4 » où JP Adam parle du profil de la pyramide de Képhren). Pour moi, il est fort possible que les anciens, admettant qu’ils ne soient pas idiots, savaient prendre des bissectrices de ces angles et ont ainsi fait le lien avec des multiples carrés (1×2 et 1×3 pour les bissectrices du triangle 3-4-5 par exemple ; dans la même vidéo JP Adam parle d’ailleurs de la pente des couloirs de Khéops comme étant 1 par 2). D’où un intérêt possible pour les multiples carrés chez les anciens. Allant un peu plus loin et prenant les bissectrices de ces bissectrices, ils ont pu aussi trouver facilement le rectangle d’or d’angle (90°-26,56°)/2 (cf H Crowhurst) et autres petites irrationnalités de ce genre.
    En exposant les choses dans cet ordre, ces principes géométriques apparaîssent à mon avis comme tout à fait naturels, accessibles à des civilisations même « peu avancées », et donc pas du tout mystérieux ni « extraterrestres ». Ce point de vue simple (qui n’est qu’une suggestion, pas une preuve) parlera sans doute plus facilement aux sceptiques qu’une approche ésotérico-numérologique… (cf J Grimault).
    Concernant les nombres irrationnels, on peut aussi rester très prudent et dire que les anciens « faisaient de la prose sans le savoir », puisque ces nombres interviennent chez eux sous forme géométrique uniquement : des constructions, des relations entre unités de mesure valables à quelques décimales, mais pas de texte explicite à ce sujet avant l’époque d’Euclide. Phi n’est donc pas plus compliqué qu’une bissectrice ou une diagonale, et pi n’est pas plus compliqué que le principe de la roue, si on y réfléchit bien.
    Reste encore la question épineuse de la connaissance précise des dimensions de la Terre, mais là ce n’est plus vraiment mon domaine de compétence.
    2)
    D’un point de vue moderne, tous ces principes concernant les multiples carrés (addition des angles, etc…) peuvent être compris au travers de l’arithmétique des entiers de Gauss (cf l’article « entiers de Gauss » sur Wikipédia) : ce sont les points du plan complexe à coordonnées entières, donc organisés selon un réseau de carrés. Par exemple, le fait que 26,565° + 18,435° = 45,000° c’est-à-dire arctan(1/2) + arctan(1/3) = arctan(1) = arctan(5/5) s’interprète simplement comme
    (2+i)x(3+i) = 2×3 + 2xi + ix3 + i² = 6 + 2i + 3i – 1 = 5+5i
    avec ici i² = -1 (unité imaginaire). On associe l’angle arctan(b/a) et l’affixe (a+bi) et on fait le produit des affixes. Sinon on peut utiliser la formule d’addition des tangentes
    tan(a+b) = (tan(a) + tan(b))/(1 – tan(a) x tan(b)).
    Tout ça pour dire qu’il est faux de penser que nous mathématiciens modernes ne maîtrisons pas ces principes (cf J Grimault), ils sont même enseignés en Terminale. Par contre, on ne se passionne plus vraiment pour ça… parce qu’on en a fait le tour et qu’on est passé à autre chose, tout simplement.
    3)
    L’arithmétique des entiers de Gauss fait apparaître des nombres premiers, tout comme l’arithmétique classique, on peut ainsi dresser une liste « d’angles premiers » :
    l’angle arctan(b/a) est premier si p = a²+b² est une nombre premier.
    J’ai remarqué que parmi les angles premiers les plus simples on trouve notamment 33,69° (2²+3² = 13) et 21,80° (2²+5² = 29), soit des angles qui apparaissent fréquemment dans les constructions antiques. Y aurait-il aussi une intention particulier de marquer ces angles premiers ? c’est seulement une piste que je lance…

    1. Ayant plus parlé de J Grimault que de votre travail, je recentre un peu mon propos :
      4)
      Vous avez sans doute remarqué que l’angle d’un « rectangle d’argent » (de dimensions 1 par 1+racine(2)) est de 22,5° exactement, soit la moitié de 45°. Les deux premiers « angles premiers » au sens de Gauss, arctan(1/1) et arctan(2/1), donnent ainsi un rectangle d’argent et un rectangle d’or par bissection.
      Parmi les angles premiers suivants, d’autres font apparaître des rapports irrationnels qui ont des propriétés similaires du nombre d’or :
      l’angle arctan(4/1)/2 donne un rectangle de proportions 1 par (racine(17)-1)/4 = 0,7807764 et l’inverse de ce nombre est 1,2807764 = 0,7807764 + 0,5 ;
      l’angle arctan(5/2)/2 donne un rectangle de proportions 1 par (racine(29)-2)/5 = 0,677033 et l’inverse de ce nombre est 1,477033 = 0,677033 + 0,8 ;
      et pour compléter, les nombres (racine(13)-2)/3 et (racine(37)-1)/6 sont eux aussi liés à leur inverse, bien que cela se voie mieux en base 60 qu’en base 10… bref, il faut relativiser, on voit que les propriétés du nombre d’or et du nombre d’argent ne sont pas si exceptionnelles que ça.
      5)
      J’ai fait quelques recherches sur ma région (Isère), j’y ai trouvé trois mégalithes importants (une Pierre à Mata, une Pierre à Marte, un Dolmen de l’Antillière) qui s’insèrent dans deux alignements remarquables avec deux églises (Miribel les échelles et Vilette) et deux sommets, l’un à 21,80°, l’autre à 33,69° (= angle approx. du solstice). Un autre petit menhir est visiblement à 207 m du coeur de l’église de Miribel.
      6)
      Avez-vous testé votre outil statistique en vous limitant au plateau de Gizeh mais en prenant en compte les coins des pyramides en plus des centres ? il semblerait qu’il participent eux aussi aux alignements.

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