K2019, le mètre étalonné sur une goutte d’eau…ou sur la taille de la terre ?


Article provisoire du 6 décembre 2019, susceptible d’être corrigé et complétée ultérieurement.

Préambule  :

Cet article n’a pas vocation à créer une polémique ou à attaquer l’auteur du film K 2019, mais seulement de donner mon point de vue à propos de fait sur lesquels j’ai été sollicité par l’auteur du film K 2019. Il est donc normal que je puisse donner mon avis sur l’usage qui est fait de mon propos.

Ayant accepté une interview avec Fehmi Kraniqi, celle ci fut employée dans le film K2019.  Je ne partage pas un certain nombre  de propositions émises dans le film, même s’il y a des idées intéressantes. J’avais demandé à ne pas participé au film lorsque j’ai vu les premiers extraits. Bien sur Fehmi ayant insisté pour conserver les extraits… je n’ai donc pas cherché à le mettre en difficulté au vue de la débauche d’effort qu’il avait effectuée, mon propos n’a pas été déformé mais je ne partage pas les conclusions qu’il en tire. En résumé, je confirme que l’unité de mesure métrique est ancienne et employée un peu partout là ou l’on ne l’attend pas. Mais je ne crois pas à sa théorie sur l’origine de l’étalonnage de cette mesure.

La métrologie :

Je savais depuis quelques semaines qu’elle était la théorie de Fehmi Krasniqi à propos de l’origine de la mesure métrique. Plusieurs personnes ayant vu le film m’en ayant fait part. Mais j’attendais de voir le film avant de donner un avis.

L’idée d’utiliser l’eau comme étalon métrologique, n’est pas saugrenue, mais plutôt lorsqu’il s’agit des volumes et des poids, mais aucunement en matière de mesure linéaire.

En effet, à partir d’une mesure linéaire, par exemple 12,57 cm (au pif) on construit un cube dont la base carrée vaut 12,57 cm, et cela nous donnera un volume de 1986 cm cube, ou 1986 grammes si on le rempli avec de l’eau à une température de 4°, qui correspond à la température de densité maximale de l’eau.

Fehmi propose qu’une goutte d’eau délicatement posée sur une surface plane mesure alors 10 mm de diamètre exactement. Cette expérience n’est hélas pas reproductible. Il arrive que la goutte d’eau qui s’étale mesure environ 1 cm comme sur l’image ci dessous extraite du film, mais cela est bien trop rare, et dépend de beaucoup de facteurs extérieurs. Il est peu probable d’envisager que les anciens aient étalonnées leur métrologie sur un paramètre aussi instable qui serait la taille d’une goutte d’eau.

 

La mécanique des fluides est une discipline très complexe. La taille d’une goutte d’eau dépend de nombreux paramètres :

  • la quantité d’eau contenue dans la goutte
  • la température de l’eau
  • la température de l’objet sur lequel on dépose la goutte d’eau
  • la densité de l’air
  • la surface sur laquelle elle est déposée
  • la gravité de surface (qui varient selon la latitude et l’altitude).
  • la qualité de l’eau (plus ou moins chargée en minéraux et substances solubles).

Plusieurs personnes ont tenté l’expérience proposées, mais force est de constater que cette hypothèse ne résiste pas longtemps. Les gouttes d’eau peuvent varier parfois du simple au double selon la quantité d’eau qui s’étale. Même avec une quantité d’eau identique obtenue avec une pipette par exemple, là encore, la taille des gouttes varient.

Ci dessous une photo que j’ai prise après avoir tenté l’expérience avec une pipette afin de calibré la quantité d’eau. (eau à 4°), (déposér d’une hauteur de quelques cm.)

Pour ma part je ne suis pas convaincu, il faudrait par exemple, que la majorité des gouttes d’eau à 4°, d’un volume de 1 mm cube, soient lâchées d’une hauteur de 10 cm et nous délivre un diamètre de 1 cm pour que l’expérience soit intéressante. Car alors, tous les paramètres seraient relié à la base métrique décimale.

Si tel était le cas, alors on devrait s’interroger sur un lien physique invisible entre la terre et l’eau, car il est aussi vrai que le mètre vaut 1/10 000 000 du 1/4 de méridien.

Mais il n’est pas impossible que l’eau fut étudiée par nos ancêtres afin d’en déduire des caractéristiques. L’idée qu’il existe une mesure constante de l’eau me semble intéressante. On sait que l’angle de liaison entre les deux atomes d’hydrogène et d’oxygène forment un angle de 104,45°. Peut être y a t’il des propriétés physiques qui auraient pu inciter les anciens savants à intégrer l’eau dans leur réflexion.

Par exemple, je suis convaincu que les mesures anciennes furent étalonnées sur la taille de la terre, puis que l’on subdivisa l’étalon en mesures anthropométriques pour des raisons symboliques et pratiques. Nous pourrions relier le mètre à l’humain en le divisant en 2 coudées de 50 cm, 3 pieds de 33,3 cm par exemple, au lieu de le diviser en base décimale. Peut être qu’a partir de la mesure de la terre, les anciens savants ont aussi essayé de trouver une liaison métrologique avec l’eau… pourquoi pas… Mais l’eau n’a pas servi à mon sens, à « étalonné » la mesure du mètre.

 

Fehmi souhaitait m’interviewer car j’ai étudié la métrologie antique, et cela m’a amené à être populaire sur le sujet par la force des choses. Mais j’ai aussi étudié les capacités d’arpentage des anciennes civilisations. Et la meilleure hypothèse que nous pouvons retenir est que le mètre fut étalonnée sur la taille de la terre à une époque pouvant remonter jusqu’à 7000 ans. Soit bien avant l’Ancien Empire d’Égypte. Pour mesurer la terre il faut de solide base en trigonométrie, et des outils de mesures qui furent élaborée dès le 17ème siècle en France par la famille Cassini spécialisé en cartographie.

Fehmi sait pourtant que le cercle de Stonehenge mesure 100 mètres de circonférence, ainsi que d’autres cercles de pierre mégalithique en Angleterre et en Écosse, que le mètre est employée aussi sur des sites mégalithiques en Corse, en Bretagne et probablement ailleurs, à une époque bien antérieure à l’Égypte Antique. De nombreux sites mégalithiques révèlent de part leur géométrie et leur dimension la mesure de la terre.

La mesure de la terre est très ancienne, bien plus que l’érection des premières pyramides. Les bâtisseurs des pyramides connaissaient en outre la taille de la terre avec une précision stupéfiantes, chose que certains auteurs comme Howard Crowhurst et moi même avons montré. Certains Égyptologues comme Gyula Priskin soutiennent cette idée, même si ce dernier n’envisage pas le même degrés de précision.

La diapo suivante est tirée de deux vidéos et permet de voir l’incroyable précision avec laquelle la grande pyramide et l’obélisque d’Héliopolis furent disposés en fonction de la taille de la terre. Car s’il y a une chose que l’on peu démontrer, c’est que les anciens connaissaient la taille de la terre avec une précision moderne.

Vidéo 1 : https://youtu.be/Exr960Szj9s

Vidéo 2 : https://youtu.be/5PV-Y-Jd1pI

Si nous faisons remonter cette connaissance avant les Égyptiens, c’est parce que les principes et mesures employées le sont aussi sur des sites plus anciens, tel que les mégalithes.

LE POUCE ANGLAIS ?

Parmi, les autres pistes suggérées par Fehmi, il y a le pouce anglais, qui selon lui vaut 8 cm divisé par PI, soit 2,54647 cm. Or le pouce anglais vaut 2,54 cm, la précision de 99,75 % est bien trop faible pour être recevable en métrologie. Il faut une précision de l’ordre de 99,95% pour envisager qu’une telle hypothèse métrologique soit recevable.

Les mesures anglaises sont aussi très anciennes, et sont présentes dans les systèmes mégalithiques, mais aussi employées par les Égyptiens de manière tout à fait subtile.

Howard Crowhurst est le premier à ma connaissance a avoir apporté un élément clef dans sa conférence, De Carnac en Bretagne à Karnak en Égypte. Voir la diapo ci dessous qui montre comment l’orientation de la chaussée processionnaires sur 1000 coudées délivre une figure géométrique modulaire de 20000 pouces sur le coté Ouest/Est.

La précision de cette relation géométrique est de 99,99%, cela est beaucoup plus précis que la proposition de Fehmi, et cela est appuyée par l’existence de cette géométrie sur le plateau de Gizeh. Cette géométrie présente aussi des relation astronomiques, c’est ce que l’on appel l’Astro-géométrie, une science ancienne redécouverte par Howard Crowhurst.

La coudée de Tiwanaku 44,72 cm et non 44,88

Une autre erreur consiste en une mauvaise interprétation de données que j’ai publiées à propos d’une mesure employée en Amérique du Sud. Il s’agit d’une mesure très redondantes, et notamment à Tiwanaku. Il s’agit d’une coudée de 44,72 cm ± 0,04. Celle ci est observable sur de nombreux site allant de l’Amérique Centrale à l’Amérique du Sud. Cette coudée de Tiwanaku est divisé en 7 parties de 6,388 cm. Toutes les enceintes de Tiwanaku sont conçues avec cette mesure de 44,72 cm.

Fehmi l’a reliée à la coudée royale comme étant 6/7 de celle ci, soit 44,88 cm et non 44,8 comme indiqué dans le film. Si la coudée royale Égyptienne existe aussi en Amérique, la mesure de 44,72 cm est une autre mesure modulaire dont je peux affirmer qu’elle existe dans l’architecture, et ou je peux affirmer qu’il ne s’agit pas d’une mesure approximative de 6/7ème de coudée royale. Je vous suggère cet article de synthèse d’une série de publications que j’ai faite sur le sujet.

Mystérieuse coudée de Tiwanaku. Quelle furent les unités de mesures des civilisations d’Amérique du Sud ?

Pour compléter, voici une vidéo que j’ai faite, qui est plus pointue et qui traite des dimensions de niches du Coricancha.

L’astronomie :

La aussi il y a des erreurs. La plus importante est celle qui remet en cause la relation entre la constellation d’Orion, et notamment les 3 étoiles du baudrier d’Orion et la disposition des 3 pyramides.

Fehmi tente de positionner la constellation par superposition sur les 3 pyramides. Mais il fait une petite erreur, il superpose les étoiles telles que nous les voyons dans le ciel depuis le sol (image ci dessous), alors qu’en réalité il faut superposer l’image inversée de celle ci, comme un miroir, (image suivante).

Finalement cela fonctionne plutôt bien.

Ce point fut longtemps contesté par les Égyptologues, mais récemment une étude statistique à démontré qu’il est peu probable que les positions relatives de ces trois étoiles, ainsi que leurs luminosités apparentes puissent par hasard coïncider avec les positions relatives des pyramides et leur taille respective.

 

Une autre erreur que j’ai pu constater, c’est lorsque Fehmi propose que le levé nocturne de l’étoile Alnilam permet l’orientation de la chaussée processionnaire de Khéphren. Cela n’est pas exact non plus, car l’azimut en question est de l’ordre de 108° contre 104° pour l’orientation de la chaussée processionnaire de la pyramide de Khéphren. (voir ligne Az/haut sur l’image ci dessous).

 

Sur le fond et la forme :

Beaucoup de choses présentés dans le film sont déjà connues en tant que faits ou en tant qu’hypothèses. Mais Fehmi à voulu placer la barre très haut et propose tout simplement de résoudre tous les mystères liés à la construction de la pyramide, mais aussi d’expliquer la présence de l’unité métrique en Egypte et ailleurs dans le monde. Mais sur le fond, je ne suis pas convaincu par ses explications quant à la construction de la pyramide ou de l’origine de la mesure métrique.

Même s’il y a des faits et des idées intéressantes dans le film le niveau de certitude affiché me semble bien haut par rapport aux éléments de preuves apportés.

Sur la forme, affirmer avoir LA SOLUTION et que tous le monde se trompe, c’est un peu glissant….

A mon sens, l’erreur de Fehmi c’est d’avoir voulu travailler seul, sans croiser ses réflexions avec d’autres chercheurs. Il avait refusé de me dire quoi que se soit à propos de son film tant que celui ci ne serait pas terminé. Ce faisant, on risque de faire des erreurs, comme tous le monde, surtout en s’attaquant à un tel sujet. Pour limiter les erreurs, ou les mauvaises interprétations, l’échange en « cerveaux collectifs » de passionnés, qui ne sont pas accrochés mordicus à leurs idées est une très bonne solution.

On jugera de la qualité de son travail dans quelques années en observant ce qu’il sera capable d’améliorer. J’avais beaucoup apprécié la façon dont Patrice Pooyard avait pu remettre en cause son premier film et repartir sur un autre film bien plus pointue, plus factuel en limitant les interprétations sans éléments de preuves suffisant. La capacité à faire évoluer ses réflexions est un curseur pour juger de la qualité d’un chercheur.

Beaucoup d’idées que je m’étais faites  entre 2012 et 2015 ont complétement changés en l’espace de quelques années. J’ai d’ailleurs supprimés des articles du blog que je trouve désormais trop mauvais pour y rester. D’ailleurs j’ai encore une bonne douzaine d’article à supprimer tant je les trouve mauvais désormais…

Je ne vais pas m’attarder plus sur d’autres hypothèses comme pour fondre la pierre ou d’autres idées émises dans ce film car cela m’importe peu de savoir comment ils ont fait… je m’intéresse beaucoup plus à ce qu’ils ont fait et pourquoi, que le comment. Même si j’ai noté aussi quelques failles dans le raisonnement quant à la construction…

Pour finir, je dirais ceci, accordons à Fehmi, le droit d’exprimer ses idées, le droit de faire des erreurs, et saluons le courage de ses idées engagées, et souhaitons lui, de faire vivre ses réflexions comme une matière vivante… Internet est un grand bazars qui nécessite une véritable gymnastique intellectuelle… mais aussi émotionnelle, car certains faits exposés font perdre tout bon sens.

 

Réflexion bonus.

L’énergie nécessaire pour la construction en béton agglomérée ?

Concernant la construction de la pyramide avec du béton… je prendrais un moment pour expliquer que si cela rend le transport moins difficile d’un point de vue technique, cela le rend aussi beaucoup plus couteux en débauche d’énergie, et cela rallonge considérablement la durée du chantier… considérablement….

Transformer une falaise de rocher en bloc de 1 m cube vous coutera moins d’effort que de la transformer en gravas.

Transporter 6 millions de tonnes en bloc de 1 m cube vous coutera moins cher que de transporter 6 millions de tonnes en avec des seaux de 10 à 20 kilos de gravas. Sans compter que le béton nécessite 20% de masse supplémentaire en eau…

 

Fondre du granit avec une lentille solaire ?

Oui, en théorie cela est possible, mais pour fondre 1 tonne de granit avec une lentille de 5 m de diamètre en plein été, pendant les quelques heures ou le soleil est au plus haut nécessite un temps de chauffe de 70 heures…. alors que le soleil ne brille que pendant 4 ou 5 heures avec une puissance suffisante.

  • Puissance solaire par mètre carré : 340 watt en moyenne en Égypte, pic à 800-900 watt en été à midi.
  • Puissance d’une lentille de 5 m de diamètre : 6,5 kw en moyenne en Égypte avec un pic à 17 kw en été à midi.
  • Température de fusion du granit : 970°.
  • Énergie pour faire monter 1 tonne de granit à  970° sans dissipation de chaleur : 1/3600  x Masse (kg) x 4,18 KJ x Delta température (°) = 1/3600 * 1000 x 4,18 x 950 = 1103 kwh.
  • Temps nécessaire : E / P = 1103 / 17 = 65 heures pour fondre une tonne de granit avec une puissance de 17 kw/h…

En réalité une telle lentille ne peut fondre tout au plus 80 kilos de granit par jour…. et encore je ne tiens pas compte de la dissipation de chaleur d’un tel procédé à l’air libre, ainsi que de l’énergie réfléchie par la lentille et celle absorbée par cette dernière.

Pour fabriquer une poutre de 70 tonnes comme celle que l’on trouve dans le chambre haute, il faudrait que 1000 lentilles solaires fonctionnent en même temps… et que l’on rassemble la roche magmatique en même temps avant qu’elle ne refroidissent pour la mettre dans un moule… En pratique, cela est intenable… tout autant que la vision classique des Égyptologues concernant le transport de la masse de la pyramide.

3 Commentaires

  1. « Pour une goutte d’eau de faible dimension (typiquement 1 mm), la tension de surface est la force dominante. Si elle est déposée sur une surface fortement hydrophobe, une goutte adopte une forme sphérique. Cet état d’équilibre correspond à un minimum de surface, donc d’énergie de surface, dominante à cette échelle. » wikipedia goutte d’eau

    volume d’une sphère de diamètre d : V = Pi/6 x dxdxd ( je sais pas faire le au cube :slight_smile: )
    Pi/6 = 0.5236 = coudée royale en tant que constante comme Pi

    volume d’un cube = 0.5236 x volume de la sphère interne

    le mm est donc le diamètre maximum d’une goutte d’eau pour que les forces de tension maintiennent la forme sphérique.

    l’eau servant a obtenir de manière naturelle une sphère parfaite, comme une bulle de savon dans l air

    qui a calculé ça est un autre problème :slight_smile:

    l’erreur serait de considérer la coudée royale comme une mesure au lieu de la considérer comme une constante

  2. Bonjour, merci de «démystifier» ce film de Fehmi Kraniqi… très intéressant mais… Je ne suis pas scientifique, loin de là, mais l’idée de la goutte d’eau m’a fait bondir. Celle de la lentille semble difficile à appliquer … au fait cette théorie a-t-elle été mise en pratique ? Quelqu’un, lui ou un autre, a-t-il essayer de refaire une de ces lentilles et de la tester ?
    merci pour votre réponse.
    Jacqueline Couturier

  3. Bonjour Quentin,

    Merci pour cette article très intéressant.
    Je n’avais pas prévu de regarder K2019 vu l’approche du réalisateur un peu trop
    condescendante à mon gout mais j’ai finis par céder après différents retours.
    J’avoue que j’ai été étonné de vous voir dans ce film dans un premier temps,
    car vous me paraissait être un des rares chercheurs sérieux comme Howard Crowhurst.
    Avec vos explications je comprends mieux votre « présence », et je pense que vous avez
    totalement raison sur l’erreur du réalisateur de vouloir travailler totalement seul
    sur un sujet aussi vaste.

    Concernant la goutte d’eau, j’ai été assez étonné par sa proposition, car elle
    défie un grand nombre de loi de la physique …

    Enfin je ne parle même pas du reste du film qui est aussi fantaisiste que les aliens.

    Conclure aussi hâtivement que les égyptiens se sont balader sur un radeau et
    on construit Angkor Vat, des Buddhas, des Moaï, c’est vraiment n’importe quoi.

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