SACSAYHUAMAN

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Il s’agit en théorie de l’enceinte d’une forteresse. Mais je ne crois pas à cette théorie, car ou se trouve les éléments à protéger par l’enceinte ? Il semble manquer un gros morceau de l’enceinte. Or vu la taille des pierres, il n’est pas concevable que celle ci fut détruite. Ces murs sont autres choses, quelques choses qu’on ne comprend pas pour le moment.

Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zigzag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d’épaisseur, pour un poids d’environ 540 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres. La technique utilisée pour transporter et assembler de telles masses reste un mystère. Il faut savoir que ces civilisations ne connaissaient pas la roue (en principe) ! Les enceintes, qui mesurent à peu près 360 m de long, sont reliées par des escaliers et des portes trapézoïdales.

En 1533, le chroniqueur espagnol Sancho Pedro de la Hoz écrivait à son sujet :

« Dans tout le pays, vous ne trouverez pas de murailles aussi magnifiques. Elles sont composées de pierres si grandes, que personne ne peut croire qu’elles y aient été amenées par des êtres humains… Ni l’aqueduc de Ségovie, ni aucune autre construction réalisée par Hercule ou par les Romains ne peut être comparée à celle-ci. »

Sacsayhuaman_(pixinn.net)

Cette œuvre prodigieuse réalisée en haute altitude interpelle, car le travail physique y est pénible, on se demande comment dans un environnement montagneux des hommes ont pu mettre en place une telle chose. Non seulement les blocs sont de tailles mégalithiques, mais ils sont ajustés avec une précision incroyable. Les blocs sont posés les uns sur les autres parfaitement ajustés. Je n’ose pas imaginer le boulot que cela représente d’ajuster des blocs de plusieurs tonnes. Imaginer un peu que l’un des blocs présente un défaut, il faut l’enlever, le retailler, et le reposer, c’est un truc de fou !

Comments

  1. Bonjour. En effet, ces murailles relèvent de l’impensable, de l’imaginaire…et pourtant elles sont bien là! La photographie donne une idée de la précision d’assemblage des blocs. Une telle précision était-elle nécessaire? Après tout, il s’agit seulement d’une muraille étalée sur trois niveau. Pourtant, on a affaire à un assemblage d’horloger. Pire! La muraille est érigée en dents de scie (mais pourquoi faire?). La photographie le montre bien. Les angles sont constitués de blocs arrondis et aucun n’a le même aspect. Même pour les sections longilignes, les blocs sont légèrement bombés. C’est déroutant. La roche choisie est le granite (si je ne me trompe pas) qui est classé 7 sur l’échelle de Mohs: il faut du corindon ou du diamant pour découper de tels blocs. Le gisement naturel le plus proche se situe à 7 km de la « forteresse ». Une forteresse? Mais pour se protéger contre qui à 3700 mètres d’altitude? Les Incas n’ont pas construit ce site, c’est évident. Si c’était le cas, ils disposaient de techniques remarquables! On croirait qu’ils ont coupé la roche comme une cuillère découperait du beurre chaud. Et puis, ces murailles comportent des blocs polygonaux: l’un d’entre eux possède 11 faces et pèse 300 tonnes. Les compagnons tailleurs contemporains abandonneraient l’idée avant même qu’elle soit émise… Sans doute, l’objectif des bâtisseurs était de neutraliser les ondes de chocs dues aux séismes: on est en zone montagneuse. Mais cela n’explique pas le choix de la taille et de la masse des blocs. Et que dire, comme vous le soulignez, des efforts physiques que cela demande. Au moins, même il y a 500 ans, Pedro de la Hoz semblait perplexe, tout comme nous tous d’ailleurs. Il semble impossible à l’être humain de comprendre le pourquoi d’une telle entreprise, mais les propos de Georges Vermard précisent la clef de la compréhension: c’est l’intuition et non la convention imposée par certains archéologues qui nous donneront la réponse. Et puis, « il ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait »: pour trouver, il faut considérer les choses sans a priori ni préjugés. Quelqu’un trouvera un jour, et les « diseurs de vérité » devront rebrousser chemin.
    Bonne continuation et merci pour votre travail, notamment celui qui traite de la distance séparant les Moaï du plateau de Gizeh.
    Bonne continuation!

    1. De l’andésite et non du granite ! ce qui est encore plus difficile car en général , l’andésite est un peu plus dur et un poil plus dense …

  2. ! QU EST CE QUI EST BIEN REEL MAIS INCONCEVABLE ET INQUANTIFIABLE :ces fameux blocs !!!donc ils ont été mis là pour « testament »pour nous interpeller pour que celui qui passe là dans 100 ans ou 1000 ans cherche a comprendre, s interroge et cherche la reponse !La structure le dessin les formes et l enchevêtrement doivent donner un schéma quelque chose de tangible une sorte de clef ou un passe .solution :puisque ç est un défi de complexité mathématique +++ il faudrait peut être donner à un ordinateurs bien gros tout les paramètres présents sur les lieux trouver et assembler toutes les singularités (ET IL Y EN A BEAUCOUP) ,croiser recouper analyser et mettre toute une université à bosser la dessus pendant 1an parce que ça en vaut la peine et qu’ ilnous reste plus trop de temps

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