Réflexion autour des preuves de l’existence du mètre en des temps reculés.


Il n’est plus à démontrer que les anciens savants Égyptiens connaissaient la taille de la terre, et ont employés plusieurs unités de mesure dont le « mètre ». J’ai publié un très grand nombre de preuves matérielles et vérifiables facilement.

Je vous joint une liste de lien ou ceci est démontré :

Articles à lire.

Vidéo conférence en ligne sur le sujet :

 

Malgré ces preuves scientifiques, il est des spécialistes (pas tous) qui résistent pour admettre ces évidences et réclament d’autres preuves. D’une part, ces autres preuves qu’ils réclament existent déjà pour certaines, ils n’ont pas pris soin de les chercher, ou bien, elles ne sont pas nécessaires.

Concrètement, il y a deux questions qui ressortent et semblent rester en suspens pour les sceptique (chronique ?). Je dis bien, qui semble rester en suspens, car en réalité il y a des preuves qui permettent de répondre à ces questions, mais elles ne sont pas indispensables comme vous allez le voir :

  • Ou sont les arguments philologiques, (c’est à dire des preuves écrites ou artistiques), que les anciens connaissaient la taille de la terre et en avaient déduit leur mesure ?
  • Ou sont les étalons de mesure qui font 1 mètre ?

 

Ou sont les preuves écrites ?

En voici une, rapporté par une Égyptologue spécialisée dans les mathématiques Égyptienne.

Djehouty (Thot), est le dieu Égyptien de la mesure, on dit de lui sur les textes hiéroglyphiques « Celui qui mesure cette terre ». Mais aussi qu’il est « le maitre de la coudée ». (Marianne Michel, Les mathématiques de l’Egypte Ancienne).

Il est associé à l’Ibis, qui avec ses grandes jambes, marchand de ses pas réguliers, semblant arpenter le sol.

« C’est lui qui a fixé les limites des nomes du Pays ». Il est l’auteur des plans des sanctuaires des dieux car lui seul sait tracer des plans et orienter les bâtiments »

Voici d’autres textes qui montrent que les Égyptiens savaient arpenter sur de très très longue distance : Extrait de la tombe Thébaine n°196 de XXVIème dynastie qui dit ceci :

La frontière sud atteint Elephantine, la frontière nord atteint la nome du Lièvre sur 51 Itérous. (1 Itérou = 20 000 coudées). La distance arpenté ici est de 534 km (10,472 km x 51)

Or, si l’on trace des lignes qui rejoignent les différentes Nome d’Égypte entre Le temple d’Éléphantine et la Nome du Lièvre, la distance est de 532 km. Ce trajet qui suit le Nil est relié par les temples de chacune des Nomes. De fait nous avons un indice intéressant ici des capacité d’arpenteur des Égyptiens.

Cette mesure qui relie les temples de chacune des Nomes d’Égypte indiquent que les anciens Égyptiens avaient pu évaluer la distance avec une précision tout à faire remarquable.

 

D’autres indices écrits.

L’égyptologue Allemand Guyla Priskin cite plusieurs documents qui évoquent la géographie du nord au sud de l’Égypte et la mesure récurrente de 106 Iterous. Notamment le le « Tanyr Geographical Papyrus » ou il est fait mention de 106 Iterous et d’une série de hiéroglyphes qui font références aux limites nord sud du territoire Égyptien. Le nombre 106 Iterous est rapporté fréquemment dans les écrits Égyptiens, sur les tombes et les temples. Ces éléments de preuves indiquent que 106 Iterous mesurent 1/36ème du globe, ce qui est exacte avec une précision de 99,8% par rapport au méridien de l’Égypte.

Source : https://www.academia.edu/4807717/The_Egyptian_Heritage_in_the_Ancient_Measurements_of_the_Earth

Cet auteur rapporte aussi la description de la terre d’Égypte sur les murs du temple d’Edfou, voici ce qu’il en dit.

The description of the land of Egypt found on the enclosure wall of the Edfu temple is shown to refer to a map of the country that was devised to bring a symbolic numbers game into play based on the golden ratio.

La description de la terre d’Égypte trouvée sur le mur d’enceinte du temple d’Edfou fait référence à une carte du pays conçue pour faire jouer un jeu de nombres symboliques basé sur le nombre d’or.

Source : http://birminghamegyptology.co.uk/wp-content/uploads/2014/07/Priskin-A-map-of-Egypt.pdf

 

Enfin, à propos des arguments philologiques (écrit) il convient de rappeler qu’ils ne sont pas essentiels et ne peuvent à eux seuls constituer une preuve. Un texte, peut tout à fait être une fiction, comme nous le faisons à notre époque. Que penserait les futurs archéologues en découvrant des bandes dessinées de science fiction, ou des photos tirées de la « Guerres des étoiles ». Les textes peuvent aussi laisser une marge d’erreur importante dans l’interprétation.

Ainsi, on doit prendre les preuves écrites comme des indices qui peuvent nous inciter à chercher dans une direction.

Quant aux preuves artistiques, elles sont aussi d’ordre philologique, et en ce qui concerne l’Égypte, nous avons de nombreuses preuves d’ordres artistiques qui suggèrent que les anciens Égyptiens savaient arpenter sur de longues distances. Or l’arpentage sur de longues distances, est la base de la mesure de la terre. C’est en faisant de la triangulation que l’on peut mesurer la taille de la terre.

Howard Crowhurst et moi même avons contribué à montrer que les Égyptiens ont implanté les pyramides en suivant des principes d’arpentage précis sur des distances de plusieurs dizaines de kilomètres. D’autres auteurs, Égyptologues ont aussi montré que les complexes pyramidaux répondent à des principes géométriques parfaitement orientés sur les méridiens. La photo ci dessous illustre mon propos et est tirée d’une publication de l’Égyptologue Magli Giulio.

Source : http://messagedelanuitdestemps.org/index.php/2019/08/06/geometrie-et-perspective-du-paysage-des-pyramides-de-saqqarah-by-magli-giulio/

 

Les étalons métrologiques

Venons en à l’autre élément de preuve demandé… ou sont les étalons de mesure qui prouvent par exemple que les Égyptiens connaissaient le mètre ?

Tout d’abord, il convient de préciser que nous n’avons pas besoin de trouver une règle graduée ou un étalon pour connaitre la mesure employée par une civilisation qui organise son espace suivant des principes géométriques simples. Or les Égyptiens utilisaient la géométrie modulaire. En effet, Newton avait estimé  la coudée royale Égyptienne à 52,38 cm en se basant sur le plan au sol de la chambre haute de proportion 10 coudées par 20 coudées. Lorsque vous mesurez un double carré, vous pouvez connaitre la mesure unitaire. C’est ce qu’avait fait Newton. Ce n’est que 150 ans plus tard que furent découvertes les toutes premières coudées graduées qui confirmaient la déduction de Newton.

Nous avons un autre exemple majeur. Le professeur Alexander Thom avait déduit quant à lui la mesure du yard mégalithique en mesurant des centaines de cercles mégalithiques de pierre en Écosse et en Angleterre. De cette base de donnée, il avait constaté qu’une mesure revenait de manière redondante pour écarter le hasard. Cette mesure, c’est le yard mégalithique qui mesure 82,94 cm.

Au Mexique, sur le site de Teotihuacán, l’archéologue Saburo Fugiyama à lui aussi déduit la mesure employée par les bâtisseurs en étudiant l’implantation au sol de la cité.

Nous avons des dizaines d’exemples de ce genre là, ou les métrologues déduisent les  unités de mesure, soit de la géométrie, soit à partir d’une base de donnée et d’outils mathématiques statistiques, ainsi que des grilles modulaires qu’ils superposent sur les plans des temples et des villes. Les mathématiques et la géométrie sont les bases de la métrologie historique.

De fait, on peut prouver l’emploi d’une mesure sans avoir découvert un étalon qui confirme la mesure. Les expériences de terrain l’ont déjà largement démontrées.

Ensuite, il convient de préciser, que ne cherchant pas les preuves de ces étalons gravés sur les murs des temples en Égypte, les Égyptologues ont peu de chances de voir qu’ils ont sous leur nez des dizaines de figures géométriques potentiellement pensées en mètre ou en coudée. Certains Égyptologues comme Schwaller de Lubicz propose différents éléments de preuve comme cette rainure gravé sur un pyramidion.

De nombreuses gravures avec un dieu tenant un bâton entre ses mains mériteraient d’être mesurées. Cela n’est jamais fait ou jamais publié.

Les coudées de 70 cm en base décimales ?

Erik Inversen à publié en 1975 un ouvrage ou il traite des canons de proportion employés pour les dessins Égyptiens. Il y décèle une grille qui permet d’intégrer les gravures dans les temples et les tombes. Cette grille est constitué de carreaux de 10 cm. Un autre Égyptologue, N Victor rapporte avoir repéré sur ces murs, des traces de crayonnage espacé de 5, 10 ou 15 cm. Ce que l’on sait aussi, c’est qu’il existe des outils qui selon Claire Simon sont des règles que l’on apelle « Nebi » qui servirent autant pour suivre ce canon que pour mesurer. Voici ce qu’elle en dit :

Un bâton en bois de 70 cm divisé en 7 unités de 10 cm…… What is it ???? Tout simplement une preuve matérielle que l’on a utilisé un système de mesure basé sur notre système métrique décimale. La seule nuance, c’est qu’il y a 7 unités de 10 cm, au lieu de 10 comme sur notre mètre. Mais pourquoi 7 au lieu de 10 ? La division par 7 est identique à  celle pratiquée sur la coudée royale. La division par 7 existe, elle nous semble compliqué, mais elle fait sens dans la science ancienne (7 notes de musiques, 7 jours de la semaine, 7 planète du monde antique, 7 couleurs de l’arc en ciel, 7 glandes endocriniennes, les 7 étoiles de la grande Ours, les 7 étoiles de la constellation d’Orion….)

Bien sur Claire Simon et Erik Inversen ne font pas directement le lien avec l’unité métrique, mais compte tenu de tout ce que nous publions à propos de l’existence du mètre en Egypte… le Nebi de 70 cm divisé en 7 parties est une preuve matérielle.

La règle de Licht trouvé en 1915 près d’une pyramide, mesure 70 cm ± 0,1 et elle est graduée en 7 unités de 10 cm ± 0,5. Pour ma part ce n’est pas la meilleure preuve, mais elle fait partie de l’ensemble des éléments de preuves. Ce qui rend cette règle importante, c’est que nous disposons de multiples preuves géométrique et architecturale de l’emploi du mètre en tant que mesure qui à cotoyer la coudée royale.

Source à propos du canon de proportion et du Nebi.

Le pendule ou le gnomon, comme outils de mesure.

Ce qui peut aussi expliquer la difficulté à trouver des étalons de mesure, c’est que celles-ci sont consignées non pas sur une règle, mais à l’aide d’un pendule qui oscille à une certaine fréquence. Plus la corde est longue plus l’oscillation du pendule est lente. En comptant le nombre d’oscillation du pendule pendant le temps que met l’ombre d’un bâton pour parcourir 30°, nous avons ainsi une méthode de conservation et de transmission de la mesure. Le savant ajuste ensuite la longueur de sa corde pour que la mesure soit ainsi retrouvé et transmise durablement en fonction d’un étalon invariable.

Cette méthode ne requiert pas une technologie de pointe. Ce n’est bien sur qu’une hypothèse, même si nous savons que les Égyptiens utilisaient le gnomon pour mesurer l’ombre à partir des Obélisques, ou avec les nombreuses illustrations qui en attestent. L’usage du pendule en Égypte est moins certains, mais reste tout fait envisageable, d’autant plus que nous savons que les Sumériens l’utilisaient déjà.

On sait par exemple que les Égyptiens divisaient la journée en 24 ou en 12 heures. A la latitude de l’Égypte un pendule de 1 mètre oscille 3600 fois ± 1 en une heure (soit 1/24ème de journée). On se doute que les Égyptiens utilisaient la base 60 pour diviser le temps, leur année comptait 360 jours + 5 jours de fètes. Il n’est pas impossible que le pendule battant 3600 fois en 1/24ème de journée soit une façon de conserver l’unité métrique. Cela reste une piste de recherche académique, même si je pense qu’ils utilisaient bien des étalons de pierres très précis… ce qui devient moins académique, mais pourtant factuel.

 

Mais à t’on d’autres preuves avec des étalons métrologiques antérieur à l’introduction du mètre par exemple ?

Oui, il y en a. Il existe des étalons de mesures gravés ici ou là sur les murs ou le pavement des églises, ou tout simplement des outils d’architectes qui se mesurent avec l’unité métrique.

Exemple 1, ci dessous un étalon Allemand avec entre autre une pige de 2 pieds métriques (2 x 33,333 cm), la précision est de l’ordre de 3/10ème de millimètre.  La seconde mesure en dessous vaut 3/5 de coudée royale Égyptienne à 3/10ème de mm près. Cet exemple est d’autant plus intéressant, que lors d’une étude statistique publiée en 2017 nous avons constaté que les mesures les plus redondantes sur les églises du 12ème au 18ème siècle étaient de 33,3 cm, 52,3 cm et 31,4 cm. En France, avant l’introduction officielle du mètre, les deux mesures du pieds les plus employées étaient le pied de 31,4 cm et le pied de 29,7 cm (pied romain). (Voir Traité de métrologie de Paucton avec la liste des mesures par région)

 

Mais il  y a d’autres exemple, ci dessous les étalons de l’église de Villafranca de Conflent. Les dimensions sont 2 mètres ± 0,003, 1,618 ± 0,003 et 1,250 m ± 0,001.

 

Enfin, il existe des outils du 16ème et 17ème siècles et qui sont clairement des étalons du pied métrique. Il s’agit des compas de proportion qu’utilisaient les architectes pour dessiner les plans des monuments. On trouve aussi des rapporteurs qui mesurent 10 cm de large. Voir les photos ci dessous.

 

Conclusion :

Il ne reste guère d’arguments en défaveur de l’existence du mètre avant son introduction officielle. La plupart des gens qui s’insurgent devant l’affirmation que nous portons refuse d’en débattre autrement que par commentaires sur les réseaux sociaux. J’ai proposé au métrologiste Luis Castano Sanchez une discussion vidéo publique qu’il a refusé, idem pour l’égyptologue Franck Monnier.

Concernant Luis Castano Sanchez, il ne parvient pas à  comprendre la différence qu’il y a entre un « système de mesure » et « la mesure » elle même. De fait, il demande que l’on présente un étalon graduée en m, dm et cm pour prouver que les Égyptiens maitrisaient le mètre. Nous l’avons vu, cela n’est pas nécessaire, l’histoire de la métrologie le prouve. Si l’on trouve un mètre graduée en coudée, pied, paume, doigt… cela est aussi pertinent que de trouver un mètre décimale, car ce qu’on cherche à montrer c’est que c’est la longueur qui est connue.. et non son système de division. Le mètre peut être divisé en 3 pieds de 33,33 cm.. et là nous avons beaucoup de preuves que ce pied à bien existé bien avant l’introduction du mètre. Ses compétences en mathématiques sont très limités, il se contente de lire des ouvrages anciens qui sont distant de plusieurs millénaires des mesures dont nous parlons. Il extrapole visiblement les mesures des étalons pour les faire coïncider avec sa théorie, voir illustration ci dessous.

 

Luis Castano Sanchez, oublie complètement les mesures longues distances romaines par exemple. Ces mesures sont des fractions de la circonférence terrestre. Le stade Romain vaut 1/10ème du mile nautique, la lieue Romaine vaut 1/75ème du degrés de méridien et le mile romain vaut 1/50ème de ce même degrés de méridien. Dès lors on comprend que les Romains n’ayant pas effectués la mesure de la terre, ils tirent cette connaissance d’autres civilisations. Ce qui met en évidence, que les mesures anciennes furent étalonnées non pas sur un humain, mais sur la taille de la terre, puis subdivisée symboliquement en pied, coudée, paume, doigt….

Outres ces chercheurs que je pense sincères, il y a des gens plus pathétiques tel que les pseudos zététiciens comme l’animateur de la chaine Passé recomposé qui refuse un débat et se permet de créer un live sans me prévenir dans un second temps… faisant accroire qu’il ne peut me joindre pour me prévenir.

Ce pseudo zététiciens, Pierre Ratbb (faux nom), alias Gollum Illuminati, animateur de la chaine Passé recomposé, vont jusqu’à s’associer avec des internautes tel que (Gigantoraptor*) qui achètent des dislikes pour faire baisser l’audience des vidéos qui leur déplaisent. Ci dessous, une image tirée des statistiques de Youtube qui permet de voir que le 5 janvier, alors que la vidéo était vu une cinquantaine de fois, 300 dislikes furent imputés sur la vidéo. Ces dislikes (je n’aime pas) ont pour conséquence de faire baisser le référencement de la vidéo sur Youtube et donc la possibilité que des gens découvrent la vidéo.

 

Ces agissement laisse entrevoir a quelle point ces gens là n’ont pas confiance dans les connaissances qu’ils brandissent. Ils se cachent derrière des pseudos, refusent le vrai débat publique, utilisent des méthodes de trolling ou tentent de faire déréférencer les vidéos qui les dérange.

* Lors d’un live en direct sur la chaine de Jim le veilleur non silencieux, l’animateur de la chaine Gigantoraptor (Aurélien Enthoven, fils de Carla Bruni et Raphaël Enthoven) à avoué avoir tenter de sabordé la vidéo avec son ami Gollum Illuminati. D’une part l’étude que j’avais publiée n’a pas du tout été contredite, et d’autre part, on comprend dès lors pourquoi la vidéo fut attaquée quelques jours plus tard par un achat probable de dislikes puisqu’il y en a eut 6 à 7 fois plus que de vues sur la vidéo ce jour là…. (voir graphique ci dessus).

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