OUI, LE CROMLECH RECTANGULAIRE DE CRUCUNO EST BIEN AUTHENTIQUE

L’heure est grave ! Des universitaires et archéologues veulent effacer le quadrilatère mégalithique de Crucuno. Aussi étonnant que cela puisse paraitre cette équipe de l’Université de Nantes, conteste le célèbre cromlech quadrilatère de Crucuno. Et pour cause, ce monument dérange, car il permet d’asseoir les principes de bases de l’archéo-astronomie et de l’astro-géométrie. Il faut savoir que les archéologues ne sont pour la majorité par formés aux approches astronomiques. Pour faire simple, et c’est Liz Henty qui le dit ; les archéologues se concentrent sur l’étude des objets, des sols, des vestiges et du paysage et n’intègrent pas le ciel astronomique dans le cadre de leur étude. (pour approfondir, voici un article qui parle de cela : An Examination of the Divide Between Archaeoastronomy and Archaeology Liz Henty University of Wales Trinity Saint David, Graduate Student)

Bref, cette équipe d’archéologues est en train de sortir un papier qui affirme que le Cromlech du quadrilatère de Crucuno serait factice. Il fallait oser ! Ils se trompent, nous allons le démontrer. Voici les références de leur publication. Serge CASSEN (dir.), avec Christine BOUJOT, Valentin GRIMAUD et Olivier CELO, Cyrile CHAIGNEAU, Chritian OBELTZ et Emmanuelle VIGIER.- Carnac, récit pour un imagier.- Nantes, Laboratoire de Recherches archéologie et Architecture (LARA), Université de Nantes, 2021.- p. 31-33, fig. 8 et 9. (vous pouvez l’acquérir pour la modique somme de 55 €… Oui, je sais c’est très cher, et après, ces gens là me qualifie de nouveau venu sur le marché de la numérologie… LOL)

Examinons l’argumentaire des archéologues.

Argument 1 : Félix Gaillard, le restaurateur du cromlech aurait inventé le rectangle pour assoir ses théories astronomiques.

« Il a été inventé par Félix Gaillard en 1883, à partir de la tête d’un ouvrage de stèles, organisé sur 7 files et déjà très abîmé par les aménagements fonciers du milieu du 19ème siècle, pour assoir et soutenir sa vision archéo-astronomique des monuments mégalithiques du Morbihan sud. » Cyrille Chagneau le 6 juin 2021 (post Facebook sur la page Mégalithe).

Tout d’abord, ont ils lu le livre de Félix Gaillard, Astronomie Préhistorique ? Page 124, on y trouve les conclusions astronomiques de ce dernier. Or, nul part Félix Gaillard fait mention du quadrilatère de Crucuno dans son hypothèse. Ils expliquent seulement que les dolmens sont orientés souvent sur les levers solaires du solstice d’été et d’hiver. Et il insiste en disant ceci page 129 : « Il ne s’agit nullement dans les monuments mégalithiques d’un calendrier quelconque, de calculs astronomiques que ne pouvaient faire les constructeurs préhistoriques ». L’hypothèse astronomique de Gaillard est très succincte et se limite à l’orientation des dolmens et à la présence de menhirs « index ». Bref, Félix Gaillard ne fait absolument pas cas, ni des proportions du quadrilatère, ni de son importance astronomique.

Gaillard signale l’existence d’autres cromlechs rectangulaires, aujourd’hui disparus, mais dont il fait un plan pour celui de Cosquer (page 145). D’ailleurs, un autre auteur signale en 1836 les restes de ce cromlech. L’existence de ce type de monument rectangulaire dans le secteur, n’est donc pas une invention, cela existe.

On peut aussi voir que Gaillard à signalé un cromlech ruiné près du dolmen de Mané-Groh. Or, sur la carte ci dessous de Vicars, on peut la encore voir comment ce dernier est représenté. Vicars a effectué une schématisation grossière des ensembles de pierres mégalithiques. Si vraiment Félix Gaillard voulait utiliser un cromlech rectangulaire pour renforcer une théorie, il aurait pu restaurer aussi ces deux cromlechs ruinés de Cosquer et Mané Groh. Or, il ne l’a pas fait.

Bref, accuser Gaillard d’avoir inventé le quadrilatère pour justifier ses hypothèses ne tient pas, puisque Gaillard n’a pas formulé d’hypothèse à propos de Crucuno. Ce dernier n’a même pas constaté les proportions modulaires de 3 unités par 4 unités, et 5 pour la diagonale. Il s’est contenté de signaler les orientations cardinales des 4 cotés.

Argument 2 : Les auteurs qui parlent de Crucuno avant Félix Gaillard n’ont pas vu de quadrilatère, mais de probable files de menhirs marquant un début d’alignement.

Pour cela, ils s’appuient sur un croquis à l’échelle approximative (pas un véritable plan, mais un croquis) de Vicars en 1832 que voici. Il y est question de 7 débuts de files de menhirs couchées ou dressées sans distinction.

Ce bout de plan est extrait de la carte générale que voici. L’objectif de cette carte est de donner un aperçu des files de mégalithes et des groupements de pierres. La précision y est secondaire.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Plan_of_the_Dracontium_of_Carnac._Surveyed_April_1832.jpg

Cette carte reste néanmoins intéressante, car elle montre que de nombreuses pierres ont disparues, notamment à Erdeven, mais elle n’est pas très rigoureuse. Au Ménec par exemple, il manque des files de menhirs. Or elles étaient parfaitement visibles. Et l’auteur de cette carte ne fait aucune distinction entre pierres couchées et debout, car l’ont sait que de très nombreuses pierres sont couchés depuis des temps immémoriaux.

Les auteurs de cet article visant à effacer l’authenticité du quadrilatère de Crucuno développent tout un argumentaire à partir de textes des années 1834 et 1847 qui parlent de plusieurs menhirs à l’est du Dolmen de Crucuno. Si vraiment il y avait un alignement et un cromlech, il est peut probable que les observateurs de l’époque soient parvenus à différencier les restes du cromlech rectangulaire des files d’alignements. D’ailleurs, lorsque des gens qui ne connaissent pas ce cromlech y viennent pour la première fois, ils ne se rendent pas compte qu’il s’agit d’un rectangle tant qu’il n’en font pas le tour. Très souvent, les gens rentrent et se placent au milieu et mettent un certain temps à réaliser qu’il est rectangulaire. Alors, à une époque ou beaucoup de pierres gisaient au sol, ils devaient être très difficile de percevoir la forme du quadrilatère au milieu des herbes hautes.

Pourtant, 35 ans plus tard, un plan plus précis en 1867 de Lukis et Dryden vient mentionner l’existence de ce quadrilatère, avec quelques pierres encore debout et une douzaine qui sont couchées. Quelqu’un aurait il commencé à falsifier le cromlech entre 1832 et la restauration de Félix Gaillard ? Cette question évidement, les archéologues ne se la pose pas, car elle déstabilise leur argumentaire.

Déjà, il est possible de placer un rectangle de proportion 3 par 4 qui passe à l’intérieur des bases des pierres toujours debout, qui rappelons le, permettent de trouver 3 coins sur les 4 possibles. Ensuite, vous pouvez compter 7 menhirs entre le point A et D, ce qui pourrait correspondre à ce que Vicars a dessiné (7 files de menhirs). Sur le plan de Lukis et Dryden, il ne manque que deux pierres qui se trouvent dans la diagonale BD. Ce que le Professeur Thom indiquera bien plus tard lorsque l’érosion dû aux passages des visiteurs aura fait son œuvre.

Félix Gaillard a donc trouvé le site dans cet état la 17 ans plus tard, et a redressé les pierres couchées. Ce derniers étant minutieux, il signale comment il a redressé les menhirs. « Chacune des pierres ne pouvait tomber qu’a plat, et non sur le champ ; elles gisaient donc le sommet tourné vers l’intérieur ou l’extérieur. » Certes il ne livre pas le plan détaillé des différentes étapes de restauration, mais il mentionne sa méthode. Les pierres encore debout, forme un angle droit. Il n’a eut qu’à redresser les pierres tombées dans l’alignement de cet angle.

Et j’ajoute une chose importante, dans beaucoup de cromlech, les pierres ont un profil plus large et moins épais. Cela permet de les poser plus facilement le long d’une ligne pour matérialiser cette dernière. Alors que les menhirs, isolés ou en alignement, ont des profils plutôt de tendance ronde et aléatoire. Or les pierres qu’a redressé Félix Gaillard ont cet aspect plat et peu épais. C’est justement ce qu’il signale lors de sa restauration, car ces pierres ne peuvent tomber que du coté plat. Si vous doutez de cela, allez donc voir les pierres du cromlech du Ménec et comparez les avec les pierres de l’alignement du Ménec, vous constaterez la différence de profil.

Voici maintenant une vue aérienne du quadrilatère de Crucuno. Sur les 22 pierres qui composent l’enceinte, 20 ont un profil plat propre aux cromlechs.

Il est probable, que d’autres pierres existaient avec le cromlech de Crucuno, et d’ailleurs on trouve plusieurs grands alignements qui sont précédés d’un cromlech. C’est le cas du Ménec, de Kerlescan et de Kerbougnec (Quiberon) par exemple. Il existait aussi un cromlech devant les alignements de Sainte Barbe à en croire les observations de Félix Gaillard. La quasi totalité des alignements sont précédés d’un cromlech. Bref, il apparait très difficile de remettre en cause la restauration de Gaillard, au vu du plan de Dryden et Lukis en 1867 et des observations que nous venons de mentionner ici.

Examinons l’étude des plans par Lescop.

Ainsi, Lescop en 2016 nous propose ce type de plan. Vous pouvez retrouver son article ici.

Seul le plan de Lukis en 1870 ci dessous permet de douter du travail de Félix Gaillard. Toutefois, ce plan comporte des erreurs que Lescop signale dans son article du 11 08 2017.

Il signale que le plan de Lukis en 1870 présente plusieurs problème. « Le plan suivant de 1870 possède plusieurs problèmes. La cotation montre une déformation du dessin. Les cotes reprises ne correspondent pas aux valeurs indiquées. » (Lescop 2016)

Ce plan semble en effet ressembler à une tentative de mise en perspective.

Lescop ajoute en parlant des plans de Félix Gaillard et Alexander Thom, que les cotations sont justes et correspondent à ces relevés effectuée en 2014 avec un laser 3D.

Et le yard mégalithique passa par là, ultime preuve d’une restauration rigoureuse de Félix Gaillard.

Il reste un élément de preuve majeur pour démontrer l’authenticité de ce monument. Ce que Félix Gaillard a restauré en 1883, a été mesuré par le professeur Thom en 1973, et oh surprise, il découvre que ce quadrilatère mesure 30 par 40 yards mégalithiques. Une unité de mesure qu’il a découvert en 1955 à l’issue d’une étude métrologique très poussée des cromlechs en Écosse et en Grande Bretagne.

Bref, il est impensable que par hasard, Félix Gaillard ait inventé un monument dont les dimensions sont rigoureusement des multiples de 10 unités d’une mesure qui sera découverte par Thom en 1955, soit 72 ans plus tard. Cette unité s’appelle, le yard mégalithique, elle vaut 0,8294 mètres. Lorsqu’en 1973 Alexander Thom et son fils se rendent à Crucuno, ils découvrent avec surprise que le quadrilatère rectangulaire est de proportion 30 par 40 yards mégalithiques. Sa diagonale mesure donc 50 yards mégalithiques. Lorsque Félix Gaillard a restauré Crucuno, le Professeur Thom n’était pas encore né. Ce fait est une preuve majeure qui confirme que Gaillard à restauré fidèlement le quadrilatère. Et cela vient aussi appuyer la réalité du yard mégalithique comme unité de mesure employée par ces bâtisseurs.

Autres preuves à venir et à chercher.

Dans le film « Mégalithes, un monde oublié », que j’ai eut l’occasion de voir en avant première, Howard Crowhurst apporte de nouveaux éléments de preuve quant à l’authenticité de ce quadrilatère. Je ne vais pas dévoiler ici les découvertes de Howard, elles seront rendu publique dans le film. Mais je peux, rappeler une de ses découvertes déjà rendu publique. En effet, le quadrilatère est disposé en cet endroit là, avec une géométrie particulière qui font qu’il s’intègre avec d’autres monuments. Par exemple, entre le cromlech de Crucuno et le cromlech que l’on appel l’œuf du Ménec, il y a une relation géométrique extraordinaire. En effet, l’angle d’azimut entre ces deux cromlech est de 36,87° vers le sud-est. Cet angle est exactement celui d’un triangle rectangle de proportions 3, 4 et 5. Or le quadrilatère de Crucuno est un rectangle constitué de deux triangles de proportions 3, 4 et 5. De plus l’œuf du Ménec est aussi une construction géométrique qui peut s’obtenir en utilisant le triangles 3, 4 et 5. Et enfin l’œuf est orienté en direction du quadrilatère de Crucuno. Cette relation géométrique sur de longues distances entre ces deux cromlechs rend absolument impensable l’idée d’une coïncidence et vient confirmer l’importance de la géométrie du quadrilatère de Crucuno.

La petite touche personnelle que j’ajoute, c’est que la distance entre les centres de ces deux cromlechs est de 4524 m. Cette distance n’est pas anodine du tout, elle permet de relier deux unités de mesures très ancienne. 4524 mètres = 8640 coudées royales égyptiennes de 0,5236 mètres. Or il y a 86400 secondes dans une journée. Que vient faire la coudée royale ici vous allez me dire ? C’est pourtant simple, la coudée royale égyptienne ne trouve pas sa source en Égypte, mais bien avant, et notamment chez les peuples qui érigèrent menhirs et dolmens. Si vous souhaitez en savoir un peu plus, je vous laisse relire cet article sur l’origine de cette unité de mesure. La coudée royale d’Égypte et la toise mégalithique dont la valeur est 207,36 mètres sont indissociables du nombre 86400. Ainsi nous avons, 20736 / 24 = 864. Bon, je sais, tout cela peut vous sembler compliqué, mais ce sont les bases du premier système savant de métrologie qui se dévoilent aussi dans l’architecture de ces monuments. Et cela perturbe les archéologues et historiens qui se retrouvent en face d’un immense vide de connaissances qu’ils ne peuvent combler avec la vision actuelle de l’histoire primitive des humains.

Conclusion :

Ce que nous apprennent ces informations, c’est qu’il y avait peut être un alignement de pierres en plus du cromlech de Crucuno, ce qui est conforme aux observations faites à proximité des alignements du secteur. Si tel était le cas, il est évident que les observateurs peu attentifs n’ont pu différencier l’existence du cromlech en tête des alignements. Le cromlech étant partiellement tombé, sa forme n’était décelable qu’avec un travail minutieux d’observation sur le terrain. Pour en avoir le cœur net, il faudrait que les archéologues fassent ce qu’ils savent très bien faire, une étude stratigraphique du sol, afin de retrouver l’emplacement des pierres disparues, et des pierres devenues invisibles qui sont couchées dans le sol.

Finalement, le principal argument de ces archéologues, repose sur un texte succinct et un plan très grossier. Mais pour autant les Romains qui sont bien venu dans le Morbihan n’ont pas écrit une ligne sur les alignements de Carnac. Doit on en conclure que ceux ci n’existaient pas il y a 2000 ans ? Vous comprenez bien que l’absence de description précise dans un texte n’est absolument pas la preuve de l’inexistence d’un objet. Un proverbe rappel que « l’absence de la preuve, ne constitue la preuve de l’absence ».

Enfin, la présence du yard mégalithique dans la restauration de Félix Gaillard vient confirmer le respect de la forme authentique lors de la restauration de ce cromlech. Le phénomène de couché et levé solaire solsticial dans les diagonales d’un rectangle 3/4 vient appuyer l’importance de l’astronomie pour ses bâtisseurs, dont rappelons le, Félix Gaillard ne parle pas. Et c’est justement cette concordance des mesures, de la géométrie et de l’astronomie qui opposent les archéologues et les archéo-astronomes. Comment peut on ne pas tenir compte de l’astronomie pour étudier l’implantation des monuments anciens tels que les mégalithes ? Avec de la mauvaise science, cela est possible en effet. Il ne fait aucun doute que les anciennes civilisations ont toujours pris soin d’intégrer des paramètres astronomiques dans la conception de leurs édifices sacrés. Il n’est pas possible de vouloir classer ce monument comme factice, en se basant sur des croquis approximatifs et des descriptions aussi succinctes sans effectuer un véritable travail de terrain, et sans examiner les preuves astronomiques, et les occurrences métrologiques et géométriques de ce quadrilatère. A ce jour, tout indique et confirme que le quadrilatère de Crucuno est une clef majeure pour comprendre ce que sont les systèmes mégalithiques du Morbihan.

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1 Commentaire

  1. Bonjour.parfait bien que très technique.merci pour votre analyse et votre combat pour la vérité et ce face a des scientifique qui obéissent aveuglement a des dogmes obsolètes.

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