DÉFI A L’HISTOIRE, OU LE NOUVEAU PARADIGME !

Alors que l’Égyptologie est secouée par la nouvelle d’une cavité inconnue dans la grande pyramide, découverte contestant en partie au moins les travaux de trois équipes indépendantes (voir ici et ici ), nous sommes en droit de nous demander si l’Égyptologie est une science, et si elle ne s’est pas appropriée finalement le droit d’écrire seule l’Histoire de la brillante civilisation qui justifie sa discipline, à savoir le royaume de Kemet (ancien nom de l’Égypte).

Beaucoup d’entre vous connaissent déjà Jean-Pierre Adam. Il incarne le défenseur du consensus en matière d’Égyptologie en France. Son approche et ses réflexions sont parfois pertinentes, et j’abonde dans son sens lorsqu’il explique que nous pouvons, avec les mathématiques et la géométrie, rapidement tomber dans la ” surinterprétation “.

Récemment, dans une vidéo du 19 août 2017, ce dernier affirmait qu’il était impossible qu’un couloir ou qu’une autre chambre existe dans la grande pyramide. Pourtant, les travaux du scan pyramide semblent indiquer le contraire.

Sa position, qui n’a visiblement pas changée depuis plusieurs décennies, n’a d’ailleurs rien d’une démonstration scientifique ! Nous avons tous en tête son célèbre exemple du kiosque à journaux qu’il utilise à toutes les sauces, mobilier urbain qui offrirait 8 mesures indépendantes aux chercheurs qui voudraient y faire des calculs, là ou une pyramide ne leur en offrirait que 2… en science, trouver un contre-exemple n’est pas plus une démonstration que trouver un exemple, aussi fameux soit-il.

Le postulat du hasard que défendent les égyptologues est aujourd’hui bousculé par un raisonnement logique et des outils d’évaluation modernes, assistés par l’informatique.

Depuis plusieurs décennies, des chercheurs indépendants ou amateurs (non professionnels) ont des intuitions fortes, et relèvent des faits têtus qui suggèrent que les anciens Égyptiens disposaient de connaissances bien supérieures à celles que leur prête l’Égyptologie classique. Je fais partie de cette communauté de chercheurs non académiques mais tout aussi passionnés et rigoureux, et j’ai toujours le souci de vérifier mes constats et de valider mes intuitions à l’aide de la raison (comme nous y invitait le grand Henri Poincaré) afin de les rendre solides, cohérents, le plus scientifiques possibles… il nous arrive bien sûr parfois de nous tromper ; mais rarement sur toute la ligne.

L’Égyptologie prétend que les bâtisseurs de la grande pyramide ne connaissaient pas le nombre PI. Mais quels éléments concrets leur permet de l’affirmer, au juste ? Alors que l’on prête à ces bâtisseurs la capacité d’orienter précisément leurs monuments par rapport aux points cardinaux, on leur refuse l’idée simple de faire rouler un objet circulaire pour connaitre le rapport entre sa circonférence et son diamètre. Il me semble assez clair que l’on affirme cela en haut lieu pour ne pas avoir à traiter le problème suivant : la grande pyramide présente des rapports métrologiques en relation avec le nombre PI. De la même manière, l’on refuse de donner à la coudée sa valeur scientifique de 52,36 cm ± 0,01, car il faudrait alors admettre qu’elle ne peut être liée par hasard au nombre PI, à PHI et au mètre, et ce dans un principe géométrique simple.

Avec l’aide d’ingénieurs et de mathématiciens, j’ai développé deux outils statistiques qui permettent d’évaluer la probabilité que des monuments soient disposés les uns par rapport aux autres, suivant des principes géométriques simples. Le second outil permet de tester toutes les unités de mesure possibles d’une série de distances ou des dimensions d’un monument.


Voici les notices et outils :

Notices scientifiques et techniques :

VOIR LE COURS VIDÉO POUR APPRENDRE À UTILISER CES OUTILS

Concrètement, notre expérience est celle qui suit.

Note : un alignement peut aussi prendre la forme d’une organisation géométrique ; la probabilité de ce type de figure se calcule en tenant compte de la marge d’erreur relative à la position de chacun des points :

 


 

Place au challenge

En m’appuyant sur les principes de la première architecture monumentale découverts par Howard Crowhurst (chercheur indépendant britannique basé en Bretagne) nous allons tester une proposition qui me semble évidente :

Les pyramides d’Égypte ont été positionnées afin d’établir des relations géométriques simples entre elles. Les unités de mesure qui servirent à la triangulation de ces monuments sont en relation avec les dimensions de la Terre, mettant en évidence le fait que les Égyptiens disposaient d’une connaissance exacte de la taille et de la forme de notre planète, ce que suggérait déjà, d’ailleurs, les fondateurs de l’Égyptologie Française Jomard (5) et Gosselin (Description de l’Égypte Tome 7, & Recherches sur le principe, les bases et l’évaluation des différents systèmes métriques linéaires de l’Antiquité).

L’expérience est simple : nous allons évaluer la probabilité que l’implantation des pyramides réponde (ou non) des premiers principes de l’architecture monumentale, principes employés par les Hommes au néolithique à l’occasion de l’érection des mégalithes, notamment. Ces principes ont été énoncés dans ce cours-vidéo, ou encore dans ces deux films à vocation pédagogiques Vidéo 1, Vidéo 2. Ils sont aussi explicités dans la notice technique.

Nous avons ajouté quelques angles qui nous ont semblé essentiels puisqu’ils sont employés dans l’architecture Égyptienne. Le nombre d’angle d’azimut que nous allons tester est donc de 24. Ils reposent tous sur des principes géométriques simples. Ces principes sont ceux que l’on peut appliquer sur tous les sites mégalithiques :

Les angles ajoutés sont :

  • 31,72° qui correspond à l’angle de diagonale d’un rectangle d’or.
  • 28,07 qui correspond à l’angle solsticial à la latitude et l’époque de l’érection des pyramides, mais aussi au 4è triangle de Pythagore, le 8, 15, 17.
  • 35,26 qui correspond à l’angle d’un rectangle de 1/√2, c’est-à-dire l’abattement de la diagonale d’un carré pour en faire un rectangle.

Soit un total de 24 angles d’azimut entre chacune des 22 pyramides, l’Obélisque d’Héliopolis et le Sphinx. L’obélisque est un élément indispensable, en référence au publication de Howard Crowhurst 2015 et Miroslav Verner 2011. Nous nous sommes concentrés sur les pyramides de la Basse-Égypte. Soit la région ou se trouve la plus forte concentration de pyramide géante en Égypte. Ce qui représente un échantillon plus que suffisant à notre démonstration. Les coordonnées GPS sont données ci-dessous. Si nous avons oublié des pyramides clairement visibles sur GoogleEarth, aucun problème, nous pouvons toujours les ajouter :

Bien sûr, nous tenons compte du fait que les azimuts sont différents dans un sens et dans l’autre en raison de la forme non plane de la Terre. Par exemple, l’angle de 45° entre l’obélisque d’Héliopolis et la pyramide de Khéops, est de 44,9° si on le mesure dans l’autre sens.

Avec 24 monuments, il est possible de mesurer 552 angles d’azimut (23×24 = 552). C’est beaucoup, vous me direz. Surtout en ayant déterminé 24 angles remarquables à rechercher. Il est évident que nous allons en trouver quelques uns…

Oui ! Mais la question pertinente ne serait-ce pas celle-ci : à partir de combien d’angles remarquables présents dans l’implantation de monuments peut-on considérer que celle implantation n’est pas due au hasard ? Cela s’évalue avec la loi binomiale (voir extrait de la notice ci-dessous) :

 

Il est donc possible d’évaluer très facilement la probabilité de voir apparaitre ” x ” angles parmi une liste de 24 angles remarquables, au sein d’un groupe de ” y ” angles mesurables, en répétant ” z ” fois l’opération de mesure entre ” n ” monuments. Il s’agit d’un problème de niveau terminale scientifique, puisque la loi binomiale y est enseignée.

La marge d’erreur dans la position des pyramides que nous retenons est de 0,05°, car il est difficile d’être plus précis, et que cette erreur correspond à environ 3′ de degrés, qui est l’erreur théorique d’orientation de la grande pyramide par rapport au nord géographique. Nous pouvons faire varier la marge d’erreur pour le plaisir, mais cela ne change pas le résultat positif ou négatif de notre étude, cela n’influe que sur le nombre de relations géométriques validées.

Place au test, et au verdict

Commençons par effectuer un test au hasard, pour voir si notre outil fonctionne. Au lieu de tester les pyramides, nous allons tester des points au hasard dont les coordonnées GPS se situent dans le même secteur géographique. C’est l’équivalent du test placebo :

Le résultat est tombé après de longues minutes de calcul : le programme estime que nous avons une chance sur 3 d’observer 17 angles remarquables avec nos 24 monuments et une marge d’erreur de ± 0,05°.

C’est sûr, l’on pouvait s’y attendre : 24 monuments avec 24 angles faisant partie des premiers principes de l’architecture monumentales, on peut en trouver par hasard… et le calcul de probabilités nous indique ici que ce que nous observons n’est pas significatif.

 

Passons maintenant au test avec les vraies pyramides 

Badaboum… le verdict est tombé : avec les pyramides, nous avons 1 chance sur 90 352 d’observer 33 angles remarquables avec la précision de ± 0,05°.

Première conclusion :

Nous pouvons observer 33 angles remarquables entre les 24 monuments de Basse-Égypte. Il est possible que parmi ces 33 angles quelques uns soient le fruit du hasard, mais la loi binomiale donne un résultat sans ambiguïté, il est impossible de dire que les Égyptiens ont construit les pyramides sans avoir en tête un plan précis d’implantation à grande échelle des monuments les uns par rapport aux autres.

Cette découverte n’est pas nouvelle en réalité, puisque des chercheurs avant cela avaient déjà effectué ce constat, je pense notamment à Howard Crowhurst à qui je dois beaucoup, et qui a démontré dans deux conférences sur l’Égypte comment ces principes d’architectures furent employées dans la vallée du Nil.

Ce que j’apporte en plus ici, c’est la démonstration suivante : l’argument du hasard, du tabouret de cuisine, ou du kiosque à journaux de Jean-Pierre Adam est révolu… il ne tient plus la route. 

Cette preuve change radicalement les consensus en Égyptologie, puisque nous venons de démontrer que les Égyptiens effectuaient des opérations de géographie très précises pour implanter leur pyramides (leurs monuments sacrés de façon générale) sur des distances pouvant atteindre 50 kilomètres. L’on est loin ici d’une implantation au compas ou à la corde à nœud. Il faut disposer d’outils de triangulation, et de solides connaissances en mathématiques pour implanter ces pyramides avec une telle précision.

 

Quid des unités de mesure ?

Maintenant que nous avons démontré qu’il existe une organisation géométrique des pyramides entre elles, il est évident qu’il y a utilisation de la mesure. Il y a forcément une ou plusieurs unités de mesure employées par les bâtisseurs sur ces sites. Nous allons donc utiliser notre météogramme pour chercher les mesures qui sont des multiples en nombre entier les plus redondants et les plus improbables par hasard (je vous renvoie à la notice de notre météogramme pour comprendre comment il teste pas à pas toutes les unités de mesure possibles).

Cette partie est la plus délicate, mais elle est riche d’enseignements. Nous allons chercher des unités de mesure qui sont à l’échelle du plan, c’est-à-dire des unités comprises entre 150 mètres (un stade) et 2500 mètres (un mile). Ces mesures en stade et en mile sont une fourchette de mesure à l’échelle de grandeur de notre secteur géographique. Ces mesures en stade et mile correspondent aussi à des échelles de grandeur des mesures employées par les civilisations antiques, comme les Grecs, les Romains ou encore les Perses (souvenons-nous, au passage, que les perses firent appel à des bâtisseurs égyptiens pour fonder la ville de Persépolis…).

Concrètement, nous avons identifié 33 relations géométriques entre nos 24 monuments, soit 33 distances que voici, avec ce à quoi elles correspondent d’après notre outil statistique (à télécharger en intro)  :

Multiples détectés à la précision de ± 2,5 m
Fréquence 7 5 4 7 3 4
Mesure 189,5 370,3 605,5 170,7 1322,5 487,3
976 5,15 2,64 1,61 5,72 0,74 2,00
15747 83,10 42,52 26,01 92,25 11,91 32,31
38756 204,52 104,66 64,01 227,04 29,31 79,53
7014 37,01 18,94 11,58 41,09 5,30 14,39
2219 11,71 5,99 3,66 13,00 1,68 4,55
3583 18,91 9,68 5,92 20,99 2,71 7,35
4250 22,43 11,48 7,02 24,90 3,21 8,72
222 1,17 0,60 0,37 1,30 0,17 0,46
11900 62,80 32,14 19,65 69,71 9,00 24,42
6334 33,42 17,11 10,46 37,11 4,79 13,00
10874 57,38 29,37 17,96 63,70 8,22 22,31
45176 238,40 122,00 74,61 264,65 34,16 92,71
50258 265,21 135,72 83,00 294,42 38,00 103,14
54091 285,44 146,07 89,33 316,88 40,90 111,00
8514 44,93 22,99 14,06 49,88 6,44 17,47
24071 127,02 65,00 39,75 141,01 18,20 49,40
23590 124,49 63,71 38,96 138,20 17,84 48,41
6056 31,96 16,35 10,00 35,48 4,58 12,43
3977 20,99 10,74 6,57 23,30 3,01 8,16
2631 13,88 7,11 4,35 15,41 1,99 5,40
17404 91,84 47,00 28,74 101,96 13,16 35,72
17244 91,00 46,57 28,48 101,02 13,04 35,39
4172 22,02 11,27 6,89 24,44 3,15 8,56
10230 53,98 27,63 16,90 59,93 7,74 20,99
29364 154,96 79,30 48,50 172,02 22,20 60,26
3061 16,15 8,27 5,06 17,93 2,31 6,28
341 1,80 0,92 0,56 2,00 0,26 0,70
4531 23,91 12,24 7,48 26,54 3,43 9,30
1325 6,99 3,58 2,19 7,76 1,00 2,72
1368 7,22 3,69 2,26 8,01 1,03 2,81
8012 42,28 21,64 13,23 46,94 6,06 16,44

Rappel : Il est possible que d’autres mesures soient des multiples entiers, et qu’ils ne figurent pas dans ce classement. Les mesures ci-dessus sont classées en fonction de leur probabilité. La probabilité dépend donc de la fréquence d’apparition de la mesure, mais aussi de son niveau de précision. C’est la combinaison des deux facteurs qui détermine le classement.

 

En testant les distances qui séparent les pyramides ayant entre elles des relations géométriques, telles que celles énoncées dans les principes de la première architecture monumentale, nous pouvons constater que les unités de mesure qui sont des multiples en nombre entier les plus redondantes sont les suivants :

  • 189,5 m (7 fois sur 33)
  • 370,3 m (5 fois sur 33)
  • 605,5 m ( 4 fois sur 33)
  • 487,3 m ( 4 fois sur 33)
  • 170,7 m  (4 fois sur 44)
  • 1322,5 m (3 fois sur 33)

Ces distances sont des multiples en nombre entier à plus ou moins 2,5 mètres parmi les 33 distances détectées en raison des principes géométriques constatés entre nos monuments.

A quoi correspondent ces distances ?

189,5, c’est une mesure qui est exactement celle de la base de la pyramide Rhomboïdale (Petrie et Dorner). Je ne vais pas m’attarder ici sur l’analyse de cette mesure, je le ferai lors d’une conférence au Solstice en Bretagne (décembre prochain).

370,3, c’est la valeur de 1000 coudées ” rémen ” (1) c’est-à-dire le coté d’un carré de diagonale d’une coudée royale. La coudée rémen fut utilisée en double rémen de 74 cm pour arpenter les champs en Égypte (2). Une des caractéristiques de cette coudée, nous explique le métrologiste Jean-Claude Choquet, c’est qu’elle mesure 20 doigts de 1,8515 cm. Cette mesure n’est pas sans rappeler le doigt romain puisque 16 doigts romains mesurent 1 pied de 29,63 cm ± 0,01. Et quand on sait que les romains ont utilisé 3 mesures directement en rapport avec le méridien de la Terre :

  • Un stade de 625 pieds = 185,2 m = 1/10 de mile nautique, ou 6 secondes de méridien.
  • Un mile de 1482 m, soit 1/75è de degrés de méridien.
  • Une lieue de 2223 mètres, soit 1/50è de degrés de méridien.
  • 370,3 m, c’est 1/5è de mile nautique

On ne peut que constater que les mesures romaines furent empruntées, comme le firent les Grecs, à l’Égypte. Quant à l’Égypte, elle emprunta certainement sa métrologie aux peuples à l’origine de l’érection des mégalithes…. c’est ce que nous enseignent les autres mesures redondantes de notre étude.

605,5 m et 487,3 c’est 292,00 et 235,00 toises mégalithiques (2,0736 m) déterminées par le professeur Thom (3). Un nombre entier de toise ne peut que nous interpeller. Le yard mégalithique est la plus ancienne unité de mesure attestée scientifiquement (néolithique), elle a précédé la civilisation égyptienne, et fut justement réemployée en Égypte plus tard… je développerai cet aspect pour la conférence ” Mesure cachée des anciens ” – 17 décembre à Plouharnel.

170,7 m, cette mesure est d’un rapport en nombre entier de 6 à 13 avec les 1000 coudées rémen.

1322,5 mètres,  cette mesure est d’un rapport de 25 à 7 avec les 1000 coudées rémen, c’est  aussi 1/84è du degré de méridien à la latitude de l’Égypte ± 0,1%

 

Conclusion :

Depuis que le Docteur Hellet a découvert (4) la relation entre le mètre, la coudée royale, le nombre PI et le nombre PHI, les Égyptologues n’ont cessé d’y voir un simple hasard, prétextant que l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres, et que les Égyptiens n’avaient pas de telles compétences, et encore moins une connaissance de la taille de la Terre, et donc du mètre.

Ici, nous venons de démontrer grâce à des outils statistiques que nous pouvons écarter le hasard dans le plan d’implantation des pyramides en Basse-Égypte. Les pyramides sont implantées en des lieux choisis pour des raisons géométriques, métrologiques et environnementales. Ce qui démontre que les Égyptiens avaient toutes les compétences requises pour entreprendre une évaluation de la taille de la Terre.

Les connaissances des bâtisseurs Égyptiens doivent être complètement réexaminées. L’usage du nombre d’or comme moyen de communication mérite toute notre attention, surtout en matière de métrologie. La coudée royale est ainsi une mesure en relation avec la Terre et le nombre d’or.

Circonférence moyenne de la Terre entre la circonférence polaire et équatoriale : 40 041,5

40 041,5 / 360° / 60′ / 60″ = 30,9 mètres.

1618 mètres mesure 52,36 secondes d’arc moyennes de la Terre :

52,36 x 30,9 mètres = 1618 mètres.

 

Cette relation simple vient ici donner un poids indéniable à la découverte du Docteur Hellet (1952) qui établit que les Égyptiens connaissaient une unité de mesure quasi identique au mètre moderne, ce qui de facto impliquait de la part des Égyptiens la connaissance exacte de la taille de la Terre, ce que lui refusa Jean-Philippe Lauer, lui opposant qu’il avait choisi la coudée à la précision qui lui convenait pour son calcul, et imputant ces constatations au simple hasard.

LA BALLE EST DÉSORMAIS DANS LE CAMP DE LA CORPORATION DES ÉGYPTOLOGUES AFIN QU’ILS PUISSENT METTRE À JOUR ET APPROFONDIR L’ÉTENDUE DE LEURS CONNAISSANCES DE CETTE BRILLANTE CIVILISATION, QUE CES DERNIERS ONT SOUS-ESTIMÉE, LÀ OU D’AUTRES AVANT L’ONT PROBABLEMENT SURESTIMÉE.

ICI, L’ENJEU EST DE TAILLE, CAR IL METTRA EN ÉVIDENCE CEUX QUI SE TROUVENT DU CÔTÉ DE LA SCIENCE, ET CEUX QUI SE TROUVENT DU CÔTÉ DE LA CROYANCE.

° Pièces jointes :

Le fichiers KMZ Google Earth avec toutes les pyramides.

Le programme pour tester et vérifier la probabilité.

P.S : J’aimerais volontiers soumettre ce type de publication à une revue scientifique, mais à chaque fois que j’envoie ce genre de document, on me répond, soit que ce n’est pas le sujet d’étude de la revue, soit que le texte sera lu plus tard par celui qui le reçoit… sinon, l’on ne me répond pas du tout. Bref, on traîne des pieds. S’il y a des scientifiques, compétents en mathématiques, parmi les lecteurs, qu’ils n’hésitent pas à me contacter et à m’envoyer leur CV afin que l’on puisse constituer un comité d’évaluation. Il n’est pas nécessaire d’être diplômé d’Histoire pour évaluer cette étude. Nous avons d’avantage besoin de mathématiciens, de géomètres, de cartographes, d’ingénieurs-programmeurs… dans l’idéal, 2 personnes issues de chacune de ces disciplines formerait un groupe parfait, plus deux historiens spécialisés en métrologie.

QUELQUES RÉFÉRENCES :

1 : CORINNA ROSSI : 2004. Architecture and Mathematics in Ancient Egypt, Cambridge University Press, page 88.

2 : CHOQUET JEAN CLAUDE : 1995 La métrologie historique. Edition Que sais je. Presses universitaires de France, page 9

3 : ALEXANDER THOM : 1955. A Statistical Examination of the Megalithic Sites in Britain. Source: Journal of the Royal Statistical Society. Series A (General), Vol. 118, No. 3 (1955), pp. 275-295. Published by Wiley for the Royal Statistical Society. Stable URL: http://www.jstor.org/stable/2342494

4 : FUNCK HELLET : 1952, Revue du Caire, février-mars. La coudée royale égyptienne, essai de Métrologie, Page 193 – 201.

5 : On accusa plus tard Jomard, sous la plume de Jean-Philippe Lauer, d’être versé dans l’ésotérisme, car ce dernier affirmait que la grande pyramide mesurait 500 coudées. Jomard affirmait en réalité que la base de la pyramide était une fraction aliquote du degré de méridien. Les mesures modernes de la base de la pyramide viennent confirmer son constat, puisqu’elle mesure à 4 mm près 1:480è du degré de méridien à l’Équateur, dont Jomard avait déduit une coudée de 1 / 24 000, c’est-à-dire un peu plus de 46 cm. Jomard ayant observer l’emploi du nombre entier de 46 cm dans la construction de nombreux monuments, il en avait déduit qu’il devait s’agir d’une des unités de mesure employées en Égypte ancienne.

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2 Commentaires

  1. Bonjour Quentin,
    J’ai regardé avec intérêt votre vidéo “défi à l’histoire…”
    Je vais vous faire deux remarques:
    1- Vous affirmez que le nombre PI est dans la pyramide avec le rapport de la demi base / hauteur soit 880 / 280 = PI.
    C’est évidemment faux 880/280 = 22/7 alors que PI est incommensurable.
    De plus 3.1416… ne voulait rien dire pour les anciens égyptiens qui n’utilisaient pas la numérotation décimale. un nombre non entier était la somme d’un entier et d’une série de fractions sous la forme d’inverse d’un entier, par exemple 2.25 pour nous était 2 + 1/4 pour eux.
    Mais, on peut rapprocher ce rapport 22/7 du papyrus de RIND qui donne la “recette” égyptienne pour la quadrature du cercle: La surface d’un cercle de 9 de diamètre est celle du carré de 8 de coté, en développant on trouve que le PIEgyptien du papyrus est le rapport 256/81 ou en notation égyptienne 3+ 1/7 + 10/567 que l’on peut encore développer, mais 3 + 1/7 c’est exactement 22/7 et diffère de PI de 4/10000, mais ce n’est pas PI!
    On ne peut en conclure que la méthode du papyrus de RIND est très pratico- pratique et donne une erreur de 2% dont ils se contentaient.
    Prendre le rapport de 22/7 comme un message crypté à la postérité est très exagéré.

    2- Vous faites un long exposé sur des angles remarquables, auquel je n’ai rien compris, mais là encore vous utilisez une notation en degrés qui ne signifiait rien pour les anciens Égyptiens qui caractérisaient un angle par sa tangente ou sinus ou cosinus. L’angle que fait avec l’horizontale la face de la pyramide de Khéops 51°8, pour nous ne signifie rien, mais pour les constructeurs beaucoup plus, car sa tangente est une fraction simple 14/11 et son sinus exactement l’inverse, le développement de ces deux fractions donne l’addition de mesures égyptiennes standard ce qui facilitait pour eux les mesures, par exemple le sinus est la somme d’un grand empan et d’une double paume rapportée à la coudée.
    Si on examine ainsi tous les angles importants des pyramides on trouve ce type de propriétées.

    J’ajouterai ceci, l’orientation NS précise des pyramides couplée avec le choix judicieux des angles des faces, leur permettait en cours de construction d’utiliser directement le soleil pour vérifier les alignements des faces ainsi que celui des arêtes avec une grande précision.
    Et donc là je vous rejoins, ces angles ne sont pas le fruit du hasard, mais d’un savoir faire d’architectes et de bâtisseurs, cependant rien ne permet de dire qu’ils relèvaient d’une science ésotérique.

    • Concernant le nombre PI, il est évident que les savants Égyptiens en avaient une connaissance exacte. Les rares papyrus mathématique qui existe ne peuvent en aucun contenir toute l’étendue de la science qui étaient aussi réservés à une catégorie de la société si l’on en croit les egyptologues qui admettent que les prêtres ne divulguaient pas l’intégralité de leur savoir.
      La chambre haute illustre parfaitement le rapport entre PI, la coudée royale, le mètre, le nombre d’or, le triangle 3,4,5 et le double carré… Il y a une chance sur 19000 environ que la relation entre mètre, PI PHI et coudée soit le fruit d’un hasard fortuit. (publication en cours)

      Après, il est dommage que vous n’ayez pu comprendre les notions d’angles d’azimuth entre les monuments, car c’est en cela que réside la clef de l’astro-géométrie. Il vous faire un véritable effort pour dépasser vos propres compétences en mathématiques, et je suis certains que vous le pouvez si vous le désirez vraiment. C’est regrettable, mais sans cet effort, vous ne pouvez comprendre ce qui se trouve là.

      Quant aux orientations précises des pyramides, elles sont exceptionnelles, mais je reste convaincu que les Égyptiens étaient bien plus précis et que ces erreurs n’en sont pas. Les orientations correspondent probablement à des visées d’une très grande précision, mais cela nous échappe encore.

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